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Journaleux

France, 1907 : Journaliste d’occasion, méchant plumitif. C’est aussi la désignation méprisante dont les bourgeois et les ouvriers se servent à l’égard des journalistes.

Les journaleux prennent leur mot d’ordre à la Préfectance ; leurs boîtes ne sont d’ailleurs qu’une succursale de la Tour pointue. De sorte, nom de Dieu ! que quand la rousse veut étouffer une saloperie, elle cligne de l’œil aux journaleux, et ça suffit ! De marloupiers à putains on se comprend.

(Le Père Peinard)

Le journaleux dit quelquefois ce qu’il pense, mais il pense rarement ce qu’il dit.

(Dr Grégoire)

Préfectance

Raban et Saint-Hilaire, 1829 : Préfecture.

Fustier, 1889 : Préfecture de police.

Sans doute, tant qu’il y aura une préfectance et un préfet de police, on cognera…

(J. Vallès)

Delvau donne Préfectanche.

Virmaître, 1894 : La Préfecture. Quelques-uns écrivent : Préfectanche (Argot du peuple).

Rossignol, 1901 : Préfecture de police.

Préfectance (la)

Hayard, 1907 : La préfecture de police.

Préfectanche

Delvau, 1866 : s. f. Préfecture de police, — dans l’argot des voyous.

Rigaud, 1881 : Préfecture de police. Le preu de la préfectanche, le préfet de police, c’est-à-dire le premier de la préfecture de police.

France, 1907 : Préfecture de police. On dit aussi préfectante et préfectance.

L’turbin n’allait plus, j’étais trisse,
Je n’pouvais plus gagner un sou,
J’allais fair’ comme un simple artisse,
Porter la croix d’ma mére au clou.
Tout à coup v’là qu’la Préfectante
Fait un règlement vraiment bien ;
D’puis c’temps-là j’vivot’, je m’contente,
Pour la fourrièr’ j’ramass’ les chiens.

(S. Martel)


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique