Rigaud, 1881 : Tomber de cheval, — dans le jargon des régiments de cavalerie ; jeu de mot hippique ; c’est-à-dire : mettre bas son cavalier.
Faire un poulain
Galtron
Halbert, 1849 : Poulain.
Rigaud, 1881 : Petit cheval, — dans l’ancien argot.
France, 1907 : Poulain.
Grand pied (être sur un)
France, 1907 : Mener un grand train de maison.
Au XIVe siècle, la chaussure d’un prince n’avait pas moins de deux pieds et demi de long, celle d’un baron deux pieds ; un chevalier n’avait droit qu’à un pied et demi et le soulier du bourgeois était réduit à un pied, c’est-à-dire à peu près la forme du sien. Les grands seigneurs, princes et barons et même les chevaliers étaient obligés, pour pouvoir marcher, de relever la pointe de leur chaussure au moyen d’une chaînette attachée au genou. Le soulier allait ainsi se rétrécissant peu à peu, bourré de foin dans la partie du soulier que le pied ne remplissait pas, ce qui sans doute a donné naissance à cet autre dicton : « avoir du foin dans ses bottes ». Ces chaussures étaient appelées à la poulaine, soit parce qu’elles se dressaient comme le cou d’une poule, soit parce qu’elles offraient quelque analogie avec la partie antérieure d’un vaisseau, nommé poulaine. C’est de cette ridicule coutume que vient l’expression être sur un grand pied dans le monde. Cette mode grotesque, comme la plupart des modes, vient, dit-on, d’une excroissance fort laide que le comte d’Anjou, Geoffroy Plantagenet, avait sur l’un de ses pieds, et c’est pour la dissimuler qu’il imagina les souliers à la poulaine. Comme c’était un grand seigneur, tout le monde eut à cœur de l’imiter.
Head-lad
France, 1907 : Chef des garçons dans les écuries de courses. Anglicisme ; littéralement garçon-tête. C’est l’alter ego de l’entraîneur, qu’il remplace en cas d’absence.
Le head-lad surveille les premiers galops des poulains, garde les clefs de chaque box, donne la médecine aux chevaux à l’entraînement, surveille tout, voit tout et doit être partout. Un bon head-lad est un précieux auxiliaire et concourt puissamment aux succès d’une écurie. Le head-lad est la bête noire du lad.
(F. Laffon, Le Monde des courses)
Monter à cheval
Rigaud, 1881 : Être atteint d’une tumeur inflammatoire dans la région de l’aine, tumeur désignée sous le nom de « poulain ». (Argot des voyous).
Poulain
Delvau, 1864 : Tumeur vénérienne qui vient dans les aines, et qu’on appelle ainsi probablement par antiphrase — puisqu’elle vous empêche de marcher.
Des deux côtés du con tu nourris deux poulains,
Et de pus malfaisants tous tes vaisseaux sont pleins.
(Un troupier au dou)
Poulain (faire un)
France, 1907 : Tomber de cheval ; argot militaire.
Poulain (faire)
Merlin, 1888 : Tomber.
Poulaine
Fustier, 1889 : Cabinets d’aisance. Argot du bagne.
On s’entassait à la poulaine (lieux d’aisance) où une pompe, installée tout exprès, fournissait en grande abondance l’eau nécessaire à ces ablutions.
(Humbert, Mon bagne)
La Rue, 1894 : Lieux d’aisances.
France, 1907 : Lieux d’aisances ; argot des marins passé dans celui du bagne. Cet endroit est appelé ainsi parce que, sur les navires, il se trouve à l’avant du vaisseau, appelé poulaine.
Poulainte
Vidocq, 1837 : s. — Vol par échange. (Voir Graisse, Soulasse, Charrieurs.)
Delvau, 1866 : s. f. Vol par échange.
Rigaud, 1881 : Vol par échange. (Fr. Michel)
La Rue, 1894 : Vol par échange.
France, 1907 : Tricherie sur un échange de marchandises ; argot des voleurs.
Suitée
France, 1907 : Se dit, dans les départements du Centre, d’une femelle d’animal qui est suivie de son petit. Une vache suitée, terme adopté dans les comices agricoles. Voir Seguis.
Des juments suitées cavalcadaient librement dans ce verger. Elles prenaient leur élan tout en haut de la ferme. Elles descendaient à fond de train, par-dessus les fossés, les tas de ronces. Puis, brusquement, elles s’arrêtaient pour tondre l’herbe tandis que les poulains, essoufflés par la course, s’emparaient à la fin des pis.
(Hugues Le Roux, Mémoires d’un enfant)
Tambouille
Delvau, 1866 : s. f. Ragoût, fricot, — dans l’argot des faubouriens. Faire sa tambouille. Faire sa cuisine.
Rigaud, 1881 : Ragoût de ménage ; cuisine sans prétention.
Fustier, 1889 : Delvau donne à ce mot le sens de ragoût, de fricot, ce qui est exact ; tambouille s’emploie aussi chez les soldats d’Afrique qui appellent ainsi leur gamelle.
La Rue, 1894 : Ragoût, fricot. La gamelle.
Virmaître, 1894 : Ragoût, fricot. Faire la tambouille, faire sa cuisine. A. D. Tambouille : battre.
— Je vais te foutre une tambouille que le tonnerre de Dieu en prendra les armes (Argot du peuple). N.
Hayard, 1907 : Soupe, ragoût, portion.
France, 1907 : Cuisine, ragoût. Faire la tambouille, cuisiner.
De mon temps, quand j’étais mousse (je ne sais si ça se fait encore), si en faisant la tambouille, le pauvre loupiot avait laissé brûler les fayots, ne les avait pas fait cuire assez, ou les avait trop salés, c’était la mode de lui faire bouffer la ration de tout le monde. On gavait le petit malheureux jusqu’à ce que ça lui sorte de la bouche, ou qu’il soit aux trois quarts étouffé.
(Berdindin, gabier de poulaine. — La Sociale)
Yearling
France, 1907 : Poulain d’un an ; argot des gens de courses. Anglicisme.
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