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Merlan

d’Hautel, 1808 : Un merlan à frire. Sobriquet que l’on donne à un perruquier, à cause de la poudre qui couvre ordinairement ses habits.

Larchey, 1865 : « Sobriquet donné à un perruquier à cause de la poudre qui couvre ordinairement ses habits. » — d’Hautel, 1808.

La Peyronie est chef de perruquiers qu’on appelle merlans parce qu’ils sont blancs.

(Journal de Barbier, 1744)

Delvau, 1866 : s. m. Coiffeur, — dans l’argot du peuple, qui emploie cette expression depuis l’invention de la poudre à poudrer, parce qu’alors les perruquiers étaient toujours enfarinés comme prêts à mettre en la poêle à frire. Le Journal de Barbier en fait mention, ce qui lui donne plus d’un siècle de circulation.

Rigaud, 1881 : Surnom donné autrefois à celui qui s’appelle aujourd’hui « artiste en cheveux ».

La Rue, 1894 : Perruquier.

Virmaître, 1894 : Coiffeur perruquier. Quand le perruquier met de la poudre de riz à son client, il l’enfarine comme le merlan avant d’être mis dans la poêle à frire (Argot du peuple).

Rossignol, 1901 : Perruquier, coiffeur.

Hayard, 1907 : Coiffeur.

France, 1907 : Coiffeur, perruquier. Ce sobriquet date de l’époque où la mode était de porter des perruques poudrées. Les perruquiers, constamment occupés à poudrer les têtes, se trouvaient enfarinés comme des merlans que l’on va frire.

M. Edmond, le coiffeur de Madame, sollicitait chaque matin l’honneur de renouveler les raies de Mademoiselle : Madeleine acceptait volontiers. Alors, le perfide merlan crêpait, embrouillait, démêlait et remêlait à plaisir l’épaisse chevelure de la jeune fille, afin d’avoir tout le temps possible de lui débuter des sornettes…

(Jules Noriac, Le Grain de sable)

Et donc, je tire mon chapeau
À ces bonnes têtes de canne,
Mais auparavant, dans leur peau,
Que l’immortalité boucane,
Un dernier coup de sarbacane !
À ces bribes, dont le merlan,
Quand ils se font coiffer, ricane,
Je veux offrir leur jour de l’An.

Poudre à la maréchale

France, 1907 : « La comtesse Diane était ce qu’elle était, tout naturellement, naïvement, sans y chercher malice, sans même s’apercevoir qu’on puisse y chercher malice. En cela encore elle n’était point de notre époque, mais bien du siècle dernier, dont elle a les yeux enfantinement fripons, le nez à l’évent, la gorge insolemment découverte, la perruque blanche poudrée à la maréchale, et le visage tout en maquillage avec le coin de la lèvre ponctué d’une mouche ingénument cantharide. »

(Jean Richepin)

Tonographe

France, 1907 : Appareil pour photographier le chant. Cet appareil, dû à un Américain, Halbrook Curtis, traduit par une image un son, une note, un chant entier. Pour comprendre cet ingénieux mécanisme, il faut se rappeler les vieilles expériences que l’on fait dans les cours de physique en mettant en vibration avec un archet des plaques saupoudrées de de sable. Il se forme sur la plaque des lignes nodales, des dessins rendus bien visibles par la distribution du sable et qui varient selon la note, c’est-à-dire selon la plaque. M. Curtis a eu l’idée de remplacer l’archet par l’émission d’une note. Il a construit un tube recourbé, comme une grande pipe ; à l’une des extrémités, celle de la partie horizontale, une embouchure ; à l’autre, celle qui se redresse verticalement, une plaque de verre placée horizontalement. On saupoudre la surface de la plaque d’un mélange de sel de table et d’émeri très fin. Puis, on fait chanter dans le tube. Pour chaque note, on obtient une distribution particulière de la poudre, une image invariable, qu’il est facile, ensuite, de photographier.


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