Merlin, 1888 : Poser pour le torse ; ne pas frayer avec les camarades.
Mariolle (faire le)
Poser
Delvau, 1864 : Faire valoir habilement, aux yeux des femmes, les avantages qu’on possède dans son pantalon, par exemple eu se cambrant et en se présentant de profil.
Larchey, 1865 : Chercher à paraître ce qu’on n’est pas.
Que cherches-tu sous les meubles ? — Le naïf pour qui tu poses.
(E. Augier)
Pose et Poser sont donc substantif et verbe d’un sens vif et prompt, mais d’acceptation nouvelle, laquelle nous vient des arts et a bientôt passé dans le torrent du discours. Poser, c’est ne point vouloir être soi. Pendant le sombre procès de Tulle, toutes les femmes ont posé Mme Lafarge. Hélas ! des êtres sans méchanceté pour deux liards avaient posé Lacenaire quelque temps auparavant, etc., etc.
(Luchet)
L’homme qui pose se place généralement dans la situation qu’il sait la plus favorable, aux avantages physiques que lui a ou que ne lui a pas donné la nature.
(Ed. Lemoine)
Larchey, 1865 : Mettre en évidence.
Voilà un ménage qui pose une femme.
(Balzac)
C’est une manière ingénieuse… ça pose un homme.
(L. Reybaud)
Larchey, 1865 : Se laisser mystifier.
Il croyait toujours qu’on allait ce qui s’appelle le faire poser et se moquer de lui.
(Méry)
Delvau, 1866 : v. a. Mettre en évidence. Se poser. Faire parler de soi.
Delvau, 1866 : v. n. Afficher des sentiments ou des vices qu’on n’a pas ; se vanter de succès et de richesses imaginaires. Signifie aussi Tirer avantage de qualités morales ou physiques qu’on a ou qu’on croit avoir. Poser pour le torse. Passer pour un garçon bâti comme l’Antinoüs. Poser pour la finesse. Se croire très fin, très malin.
Rigaud, 1881 : Attendre depuis longtemps. — Être mystifié. — Se donner de l’importance. — Chercher à faire valoir ses avantages, soit physiquement, soit moralement, en prenant une attitude étudiée.
La Rue, 1894 : Attendre longtemps. Faire valoir les avantages que l’on croit posséder. Se vanter. Afficher des sentiments ou des vices que l’on n’a pas. Poser un lapin. V. Lapin.
Poser pour le torse
Larchey, 1865 : « Le torseur emprunte tous ses effets à son torse, toujours bardé d’une cravate à gros nœuds et d’un gilet bien étudié. Le torseur projette sa poitrine sur le devant d’une loge ou dans l’embrasure de portes d’un salon, ou dans l’intervalle de deux rideaux de croisées. » — Roqueplan.
Rigaud, 1881 : Faire des effets de plastron. Quand on n’est pas très joli garçon, c’est une manière comme une autre d’attirer l’attention des femmes qui, comme Brid’oison, s’attachent à la forme.
Torse
Larchey, 1865 : Estomac.
Un verre de fil en quatre… Histoire de se velouter le torse.
(Th. Gautier)
Il s’était, outre mesure, bourré le torse ; langage d’atelier.
(P. Borel, 1833)
Delvau, 1866 : s. m. Estomac, — dans l’argot des faubouriens. Se rebomber le torse. Manger copieusement. Se velouter le torse. Boire un canon de vin ou d’eau-de-vie.
Delvau, 1866 : s. m. Tournure, élégance, — dans l’argot des artistes et des gens de lettres. Poser pour le torse. Marcher en rejetant la poitrine en avant pour montrer aux hommes, quand on est femme, combien on est avantagée, ou pour montrer aux femmes quand on est homme, quel gaillard solide on est.
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