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Microbe

France, 1907 : Du grec micros, petit, et bios, vie. Mot créé vers 1878 par Sédillot, chirurgien de Strasbourg, pour désigner les plus petits représentants de la nature vivante. Ces êtres se mesurent par millièmes ou dixièmes de millième de millimètre. Les microbes se reproduisent avec une vitesse prodigieuse. En 24 heures, 16 millions d’individus peuvent provenir d’un seul. Un millimètre cube de sang corrompu donne en un jour le nombre de 5,000 milliards de micro-organismes. La doctrine microbienne, dite théorie parasitaire ou doctrine du contage animé, explique les phénomènes de la contagion et de l’épidémicité des maladies infectieuses. Les fièvres éruptives, la fièvre typhoïde, les pneumonies, les abcès, les furoncles, la tuberculose, etc., sont causés par la pénétration du microbe dans l’organisme.
On dit « ensemencer » ou « cultiver » les microbes parce que, par une suite de gradations insensibles, ils se rattachent aux moisissures et aux algues, ce qui les a fait considérer à tort comme des végétaux.

France, 1907 : Injure signifiant avorton, être sans aucune valeur.

On se prend à douter si l’avenir, au lieu de désigner notre siècle par le nom de quelque rare génie, ne l’appellera pas le siècle de microbes ; nul mot ne rendrait mieux notre physionomie et le sens de notre passage à travers les générations.

(M. de Vogüé)


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique