Entrez le mot à rechercher :
  Mots-clés Rechercher partout 


Parrain

Raban et Saint-Hilaire, 1829 : Témoin. Faire suer les parrains, assassiner les témoins d’un crime.

Bras-de-Fer, 1829 : Témoin.

Clémens, 1840 : Plaignant.

un détenu, 1846 : Avocat d’un accusé.

Halbert, 1849 : Juge assistant le président.

Larchey, 1865 : Témoin. — Allusion à la fonction du parrainage qui consiste à donner votre nom, à faire constater votre identité. — Parrain fargueur : Témoin à charge. — Parrain d’altèque : Témoin à décharge. — V. Estourbir.

Des parrains aboulés dans le burlin du quart d’œil ont bonni qu’ils reconobraient ma frime pour l’avoir allumée sur la placarde du fourmillon, au moment du grinchissage.

(Vidocq)

Delvau, 1866 : s. m. Avocat d’office, dans l’argot des voleurs. Signifie aussi Témoin. Parrain fargueur. Témoin à charge. Parrain d’altèque. Témoin à décharge.

Rigaud, 1881 : Témoin, dans l’ancien argot. — Parrain fargueur, témoin à charge. — Parrain d’altèque, témoin à décharge. — Parrainage, témoignage.

La Rue, 1894 : Témoin. Avocat. Juge assistant le président.

Virmaître, 1894 : Avocat. Il sert en effet de parrain à l’accusé, il le tient sur les fonds baptismaux en cour d’assises (Argot des voleurs). N.

Rossignol, 1901 : Avocat.

Rossignol, 1901 : Plaignant d’un vol.

France, 1907 : Témoin ; argot des voleurs. « Des parrains aboulés dans le burlin du quart d’œil ont bonni qu’ils reconnobraient ma frime pour l’avoir allumée sur la placarde du fourmillon au moment du grinchissage. »

(Mémoires de Vidocq)

Le parrain d’altèque est le témoin à décharge ; le parrain fargueur, le témoin à charge. Parrain à la manque, faux témoin.

Placarde

Bras-de-Fer, 1829 : Place d’exécution.

Vidocq, 1837 : s. f. — Place publique.

Clémens, 1840 : Celui qui figure en plein vent.

Larchey, 1865 : Place. — Diminutif. V. Parrain.

Delvau, 1866 : s. f. La place où se font les exécutions, — dans le même argot [des voleurs]. Avant 1830, c’était la place de Grève ; sous Louis-Philippe, ç’a été la barrière Saint-Jacques ; depuis une douzaine d’années, c’est devant la prison de la Roquette. On dit aussi Placarde au quart d’œil.

Rigaud, 1881 : Place publique, — dans le jargon des voleurs.

Virmaître, 1894 : La place. Non pas seulement comme le dit A. Delvau la place où se font les exécutions, mais bien n’importe laquelle. La placarde du fourmillon : la place du marché (Argot des voleurs).

Rossignol, 1901 : Place. Lorsqu’un marchand a obtenu une place dans une fête ou marché, il a sa placarde.

Hayard, 1907 : Place.

France, 1907 : Place publique ; argot des voleurs, qui désignent généralement ainsi la place d’exécution. Ils l’appellent aussi place au quart d’œil ou place de vergne.
C’était, avant 1830, la place de Grève ; puis la barrière Saint-Jacques ; actuellement c’est la place la Roquette. Placarde du fourmillon, place du marché.

Crompe, crompe, mercandière,
Car nous serions béquillés ;
Sur la placarde de vergne
Il nous faudrait gambiller.

(Mémoires de Vidocq)


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique