Entrez le mot à rechercher :
  Mots-clés Rechercher partout 


Briolet

Delvau, 1866 : s. m. Petit vin suret, — dans l’argot du peuple, que ce vin rend ebriolus tout comme si c’était du bourgogne.

France, 1907 : Piquette, petit vin de Brie.

Gamet

Delvau, 1866 : s. m. Raisin des environs de Paris avec lequel on fait de la piquette. Argot du peuple.

Rigaud, 1881 : Raisin des environs de Paris, raisin qui sert à faire le ginglard.

France, 1907 : Mauvais raisin avec lequel on fait de la piquette.

Ginglard

Larchey, 1865 : Piquette. — Diminutif du vieux mot ginguet : petit vin fort aigre. V. Roquefort.

Nous avons arrosé le tout avec un petit ginglard à six qui nous a fait éternuer… oh ! mais, c’était ça.

(Voizo, Chanson)

France, 1907 : Vin âpre, piquette ; du vieux ginguet, même sens.

Picot

France, 1907 : Coup de cloche. Voir Piquette.

Picter

Ansiaume, 1821 : Boire.

Nous avons piqueté tout le long de la sorgue.

anon., 1827 / Bras-de-Fer, 1829 : Boire.

Vidocq, 1837 : v. a. — Boire.

Clémens, 1840 / M.D., 1844 / Halbert, 1849 : Boire.

Larchey, 1865 : Boire. — De piquette : petit vin. V. Pavillonner.

Hayard, 1907 : Boire.

France, 1907 : Boire. Picter des canons, boire des verres de vin. Argot populaire.

Comme moi gagne de la pièce,
Tu pourras picter des canons,
Et sans aller trimer sans cesse,
Te lâcher le fin rigaudon.
Ne crains pas le pré que je brave,
Car de la bride je n’ai pas peur ;
Dans une tôle enquille en brave,
Fais-toi voleur !

(Chanson tirée des Mémoires de Vidocq)

Picton, piqueton

Larchey, 1865 : Vin supérieur à la piquette. — L’un et l’autre mot font allusion à l’effet produit par le vin commun qui picote le palais. V. Biture.

Si l’ancien picton n’est que de la piquette, Espérons ct’année en fair’ de meilleur.

(Layale, ch., 1855)

Piquette

Virmaître, 1894 : Fourchette. L’allusion est claire (Argot des voleurs). N.

France, 1907 : Fourchette ; argot des voleurs.

Pisse d’en pied

France, 1907 : Tonneau de piquette défoncé par un bout et portant de l’autre sur chantier. Ainsi placé, débotit Où dun pied, re tonvean laisse échapper la boisson qu’il contient par UNE cannelle mise au bas, au pied,

(Gloss. du Centre)

Prendre

d’Hautel, 1808 : Il y en a qui prennent tout, mais lui ne laisse rien. Jeu de mots populaire. Voyez Laisser.
Vouloir prendre la lune avec les dents. Tenter des choses impossibles.
Prendre quelqu’un par le bec. Le convaincre par ses propres paroles.
Prendre quelqu’un la main dans le sac. Pour dire en flagrant délit, sur le fait.
Je ne sais quel rat lui a pris. Pour dire quel caprice, quelle humeur, qu’elle fantaisie.
Prendre quelqu’un pour un homme de son pays. C’est-à-dire pour un sot, un stupide, un imbécile.
Prendre Saint-Pierre pour Saint-Paul. L’un pour l’autre.
Prendre le tison par où il brûle. Prendre une affaire au rebours.
Prendre quelqu’un sans filet. Pour dire au dépourvu.
Prendre quelqu’un en grippe. Se mal prévenir contre quelqu’un sans pouvoir en donner une juste raison.
Fille qui prend, se vend ; fille qui donne s’abandonne. Signifie qu’une demoiselle doit se tenir sur ses gardes, ne faire aucun présent à un homme, et encore moins en recevoir.
Prenons que cela soit. Pour, supposons.
Prendre de la racine de patience. Faire de grands efforts pour ne pas s’impatienter ; montrer de la retenue dans une conjoncture désagréable.

Fustier, 1889 : Terme de turf. Parier. Prendre un cheval à 6 contre 1 en admettant que le pari soit de 10 louis, signifie : si le cheval perd, je vous donnerai 10 louis, s’il gagne vous me donnerez 60 louis.

Hayard, 1907 : Être frappé, prendre pour son rhume, prendre la pipe, la purge, la piquette, etc.

Râpé

d’Hautel, 1808 : Un habit râpé. Pour dire usé jusqu’à la trame, à profit.

France, 1907 : Pauvre dont la misère s’étale sur les vêtements. Râpé comme la Hollande, allusion au fromage de ce nom, que l’on râpe en place de gruyère ou de parmesan.

France, 1907 : Piquette, boisson obtenue en jetant de l’eau sur des fruits ou du marc de raisin.

Reginglard

France, 1907 : Petit vin aigrelet. On dit aussi reginglet. Argot populaire.

— Y a pas à dire ! criait-il en tapant sur la table. Ça fait du bien par ou ça passe… N’est-ce pas, M’sieu le Marseillais ? Vous n’avez pas du bon petit reginglard comme ça dans vos pays ? Vos vins ça peut se couper avec un couteau. Y a à boire et à manger. Parlez-moi de ce petit blanc-ci… le vin d’Anjou… en joue, feu !

(Simon Boubée, Le Testament d’un martyr)

Une piquette hérétique,
Un infâme reginglard
Sans âme, sans esthétique,
Sans rien là, tel Abélard ;
Et propre à salir la nappe
Tout au plus d’un cabaret :
Jamais la gueule d’un pape
Ne s’en accommoderait.

(Raoul Ponchon)

Soupe et le bœuf (la) ou le bouilli

Delvau, 1864 : L’ordinaire conjugal : — les mêmes bonjours, les mêmes bonsoirs, les mêmes coups tirés par le même homme, — avec la même femme.

qu’enfin, voyez-voue, du nectar et de l’ambroisie, c’est toujours la même chose que de l’ambroisie et du nectar. Junon, Flore, etc…, tout ça est bel et bon ; mais c’est toujours la soupe et le bouilli ; tandis qu’il y a là-bas, chez la papa Desnoyers, des brunettes, et de la piquette qui nous ravigoteront.

(Émile Debraux)

Suren

France, 1907 : Espèce de raisin des environs de Vendôme qui produit un excellent vin qui s’améliore en vieillissant. C’est ce vin qu’appréciait fort Henri IV et non la piquette que fournissent les vignes de Suresnes près de Paris, comme on le croit généralement. Il existe encore près de Vendôme, dans l’ancien patrimoine du roi buveur et galant, un clos de vigne appelé Closerie Henri IV.


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique