d’Hautel, 1808 : Une santé de papier mâché. Complexion foible, mauvais état de santé.
Mâcher de haut. Manger sans appétit ; pignocher.
Mâcher à vide. Soupirer après une succession ; n’avoir ni pain ni pâte.
Il ne sait que mâcher. Se dit d’un homme qui ne fait rien qui vaille, excepté à table.
De l’ouvrage tout mâché. Pour dire tout préparé, tout disposé.
Il faut lui mâcher les morceaux. C’est-à-dire, lui faire le plus difficile de la besogne.
Mâcher
Pignocher
d’Hautel, 1808 : Manger sans appétit, et avec dégoût, tripoter dans son assiette,
Delvau, 1866 : v. a. Peindre ou dessiner avec un soin méticuleux, — dans l’argot des artistes, ennemis de l’art chinois.
Delvau, 1866 : v. n. Manger avec dégoût, trier les morceaux qu’on a sur son assiette. Argot du peuple. On disait autrefois Épinocher.
Fustier, 1889 : Peindre minutieusement. Argot des artistes. — Manger du bout des dents.
Un soir qu’il pignochait des œufs qui sentaient la vesse.
(Huysmans, À vau-l’eau)
Virmaître, 1894 : Terme employé dans les ateliers de peintres pour désigner un artiste qui peint à petits coups de pinceau. Il pignoche sa toile. Meissonier était le roi des pignocheurs (Argot des artistes).
France, 1907 : Trop finir une œuvre, dans l’argot des artistes peintres ; synonyme de fignoler.
Pignocher (se)
Rigaud, 1881 : Se battre. C’est une variante de se peigner.
La Rue, 1894 / France, 1907 : Se battre.
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