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As

Rigaud, 1881 : Les restaurateurs et les limonadiers désignent sous ce nom la table qui porte le numéro 1, et, par extension, le consommateur assis à cette table. C’est ordinairement la plus proche de la porte d’entrée.

Dans l’enceinte gastronomique, vous devenez un chiffre, un numéro… un pied de cochon à l’as ; enlevez chaud !

(Léo Lespès, Paris dans un fauteuil)

Jouer un pied de cochon

Larchey, 1865 : Tromper, décamper.

Vous avez donc voulu nous jouer un pied de cochon.

(Canler)

Virmaître, 1894 : Jouer un bon tour à quelqu’un ; s’en aller, le laisser en plan au moment de payer son écot, sachant qu’il est sans le sou (Argot du peuple). N.

Rossignol, 1901 : Faire une méchanceté, ou une mauvaise farce à quelqu’un, c’est lui jouer un pied de cochon.

France, 1907 : Jouer un mauvais tour.

Après nous avoir bien fait poser, manger la botte et notre prêt, faire l’œil en coulisse et le pied de grue, la mâtine disparut avec un gendarme, nous jouant ainsi un pied de cochon.

(Les joyeusetés du régiment)

Pied de cochon

Vidocq, 1837 : s. m. — Pistolet. Terme employé par Cartouche et Mandrin.

Larchey, 1865 : Pistolet. — Allusion de forme.

Delvau, 1866 : s. m. Pistolet.

Rigaud, 1881 : Pistolet.

Fustier, 1889 : Farce, tromperie. Jouer un pied de cochon à quelqu’un, lui faire une plaisanterie d’un goût douteux.

France, 1907 : Pistolet d’arçon.

Pied de cochon (jouer un)

Rigaud, 1881 : Mystifier.

France, 1907 : Tromper, faire une mauvaise farce.


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique