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Dépiauler

La Rue, 1894 : Découvrir le domicile.

France, 1907 : Découvrir le domicile de quelqu’un qui se cache ; de piaule, maison.

Empiauler

Hayard, 1907 : Emménager.

Piauler

d’Hautel, 1808 : Se dit des enfans qui crient, qui pleurent sans motifs.

France, 1907 : Crier, même sens que piailler.

Grand brouhaha. On court dans toutes les directions, les femmes crient, les enfants piaulent, les chiens aboient ; des hommes grimpent sur les chariots, d’autres s’embusquent dessous, tandis que deux en avant du corral me couchent en joue, — Bonjour, étrangers ! dis-je, ôtant mon chapeau et faisant un grand salut. Vous semblez un peu excités. Que diable avez-vous ?

(Hector France, Chez les Indiens)

Piauler (se)

France, 1907 : Rentrer chez soi.

Piaulle, piolle

Rigaud, 1881 : Maison, logement, chambre. — Piauler, dormir.

Piausser

Ansiaume, 1821 : Être couché au lit.

Nous allons aller piausser pendant le reluis.

Bras-de-Fer, 1829 : Se coucher.

Delvau, 1866 : v. n. Mentir, blaguer, — dans l’argot des typographes.

Rigaud, 1881 : Blaguer, mentir, plaisanter, faire des charges, — dans le jargon des typographes. — Piausseur, mauvais plaisant, conteur de bourdes.

Rigaud, 1881 : Se coucher. C’est la variante de pioncer et de piauler, dormir.

Boutmy, 1883 : v. intr. Dire des piaux, mentir.

France, 1907 : Dormir, se coucher ; argot des voleurs ; du vieux français piautre, paillasse. De piausser on a fait pioncer.

France, 1907 : Mentir, dire des piaux ; argot des typographes.

Piper

d’Hautel, 1808 : Pour tromper, filouter, escroquer.

Larchey, 1865 : Fumer la pipe.

Il me semble qu’on a pipé ici.

(Gavarni)

Delvau, 1866 : v. n. Fumer la pipe ou le cigare.

Rigaud, 1881 : Fumer la pipe, le cigare ou la cigarette. — Piper, comme un Turc, fumer beaucoup.

Rossignol, 1901 : Fumer.

France, 1907 : Boire à l’aide d’un tuyau de paille.

On pipait là des cock-tails, on sablait du dry, on se coulait des whisky, des gin et des gingember bier. Des femmes nanties d’une rencontre sirotaient des limonades en faisant les accords, subtilisaient des grogs ou s’empiffraient de sandwichs arrosés d’ale et de stout.

(Camille Lemonnier)

France, 1907 : Fumer ; argot populaire.

— Il me semble qu’on a pipé ici.

(Gavarni)

Aussitôt que la ténèbre
Vient dédorer nos coteaux,
Ce gouvernement funèbre
S’occupe de nos complots.
Certes, personne ne pipe
Non plus que s’il était mort
Ou que s’il funait sa pipe.

(Raoul Ponchon)

France, 1907 : Prendre, emprisonner, attraper. Piper un pègre, attraper un voleur. Les synonymes sont nombreux et montrent quelle importance l’action de piper joue dans le monde des coquins : accrocher, agrafer, boucler, coquer, colliger, coltiner, enflaquer, enfourailler, empoigner, emballer, empiauler, encoffrer, encager, enchtiber, enfourner, fourrer dedans, faire tomber malade, fabriquer, grincer, grappiner, gripper ; mettre dedans, à l’ombre, au violon ; mettre le grappin, poisser, poser un gluau, ramasser, souffler, etc.

France, 1907 : Souffler. Ne s’emploie que dans cette expression : ne pas piper mot.

Seulement, tandis que les Orientaux ont réglementé et endigué la polygamie, — cette excellente polygamie qui a l’avantage de substituer l’émulation à la jalousie, — nous, plus hypocrites et en même temps plus roublards, nous n’en avons pipé mot et lui avons laissé carte blanche.

(Albert Cim, Demoiselles à marier)

Ces individualités, prisonnières elles-mêmes du groupe qu’elles dirigent, s’habituent, en un rien de temps, à ne voir dans la vie nationale que le conflit organisé de groupes arbitrairement constitués, sur des programmes où il n’est souvent pas pipé mot de ce qui touche le plus aux intérêts de la nation.

(Nestor, Gil Blas)

France, 1907 : Tromper, attirer dans un piège, allusion au pipeau à l’aide duquel l’oiseleur attire ses victimes dans ses gluaux.


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique