Pianiste
Rigaud, 1881 : Valet de bourreau. Celui qui accompagne le bourreau comme un pianiste accompagne un chanteur ; celui qui joue une partie accessoire dans la représentation de la mort juridique, — dans le jargon des voyous.
La Rue, 1894 : Valet de bourreau.
France, 1907 : Valet de bourreau ; argot populaire.
C’est le pianiste qui a l’honneur d’accompagner l’exécuteur des hautes œuvres sur le théâtre rouge. C’est lui qui boucle sur la touche unique du clavecin sinistre le patient qui va éternuer dans le son, comme disent les surineurs en leur langage cynique.
(Émile Gouget, L’Argot musical)
Quadrumanes
France, 1907 : On appelle ainsi, en argot musical, deux pianistes attelés au même clavier pour y jouer un morceau à quatre mains. « Allusion, dit Émile Gouget, aux contorsions et aux singeries auxquelles se livre habituellement la gent tapoteuse. »
Tapoteur de piano
Delvau, 1866 : s. m. Pianiste médiocre.
Tapotoir
Rigaud, 1881 : Piano, — dans le jargon des soupeuses.
Garçon, donnez-nous le cabinet du tapotoir.
(Ces dames du Casino, 1862)
France, 1907 : Piano.
Il faudrait trouver quelque part une île pour y transporter tous les pianistes et ceux qui veulent le devenir. Tant qu’un pianiste ne serait pas immense, on ne lui permettrait, sous aucun prétexte, de sortir de l’île. Quand il serait immense et qu’il voudrait donner un concert, on le transporterait à Paris dans une voiture dite panier à salade. Le concert fini, on le serrerait immédiatement dans le même véhicule qui le reporterait dans l’île des tapotoirs à grande vitesse.
(A. Rall)
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