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Personnette

France, 1907 : Petite personne ; ne s’emploie qu’en parlant d’une très jeune fille ou d’une femme mièvre, mignonne ou sans importance.

— Monsieur, j’ai aimé l’argent plus que tout ; à cause de l’argent je ne me suis pas marié, encore que j’aie rencontré, une ou deux fois, des personnettes qui me revenaient et à qui je ne déplaisais pas. Mais je ne voulais pas d’enfants, pas de dépense de cotillon ; j’ai donné trois tours de clef à ma serrure et je me suis dit : « Gagne d’abord de quoi vieillir tranquille ; les outils dont tu n’aurus pas usé te serviront, tout neufs, dans ta cinquantaine. Et puis tu seras toujours assez aimé si tu as du bien. »

(Hugues Le Roux)

Poche

d’Hautel, 1808 : Elle est grande comme ma poche. Se dit ironiquement et par mépris d’une petite personne, qui veut se carrer et se donner des airs.
Jouer de la poche. Pour dire, débourser beaucoup d’argent, faire de grosses dépenses.
Il a votre affaire dans sa poche. Pour dire, il tient la décision de votre affaire.

Delvau, 1866 : s. f. Ivrognesse, — dans l’argot des faubouriens, qui de cochon a déjà fait coche. On dit aussi Poche, au masculin, à propos d’un ivrogne.

Rigaud, 1881 : Apocope de pochard.

Quand on est poch’ on s’en revient chantant.

(Le Déménag. à la sonnette de bois, chans.)

France, 1907 : Ivrognesse. Abréviation de pocharde ; argot des faubouriens.

France, 1907 : Sac à mettre du blé, des noix, etc. ; parler du Centre. « Aller à la poche » se dit du meunier qui va chercher à domicile le blé de ses pratiques. « Tomber, dormir comme une poche », tomber, dormir lourdement ; allusion au sac de blé.
Il est en français d’autres expressions sur le mot poche : « Manger son pain dans sa poche », manger seul ce que l’on a. « Faire crédit de la main à la poche », vendre au comptant.

Tiquer sur l’obstacle

France, 1907 : Se rebuter, se révolter.

Le P. Mapillon. — Ah ! vous en riez encore !… Et, avec ça vous étiez une petite personne pas commode, ayant la tête très prés du bonnet ! Je me rappelle qu’un jour j’ai dit à la Mère Supérieure : Si Huguette tombe sur un mari de premier choix, ça ira bien… sinon, comme elle est sur l’œil, elle tiquera sur l’obstacle — Je me souviens même que la Mère Supérieure m’a demandé ce que signifiait : tiquer sur l’obstacle !… Vous entendez bien, ma chère enfant, que j’employais cette expression peu académique pour peindre, par une image hardie, l’idée extrêmement moderne que je me faisais de votre avenir.

(Michel Provins, Heures conjugales)


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique