Delvau, 1864 : La petite oie de la fouterie, la monnaie de la jouissance, — baisers dérobés, fesses pincées, etc.
Dans ses amoureux larcins,
Le papelard se rengorge ;
Quand sa main flân’ sur ma gorge,
Il dit qu’il ador’ les saints.
(Jules Poincloud)
Amoureux larcin
Delvau, 1864 : La petite oie de la fouterie, la monnaie de la jouissance, — baisers dérobés, fesses pincées, etc.
Dans ses amoureux larcins,
Le papelard se rengorge ;
Quand sa main flân’ sur ma gorge,
Il dit qu’il ador’ les saints.
(Jules Poincloud)
Jeu de la petite oie
France, 1907 : Jeu d’amour que les jouvencelles feignent d’ignorer en faisant la petite oie.
…Et tous nos précieux galantins s’empressaient autour des falbalas de l’ambassadrice, méditaient déjà d’en faire le siège selon les règles accoutumées, de se disputer ses faveurs, de lui apprendre en hâte, si d’aventure elle l’ignorait, le jeu de la petite oie, et tout ce qui s’ensuit, pour peu que l’on prenne goût aux leçons, que l’on veuille tenter la vraie bataille après les escarmouches.
(René Maizeroy, Gil Blas)
Oie (jeu de la petite)
France, 1907 : Les menus plaisirs de l’amour et de la galanterie, ou, en d’autres termes, les bagatelles de la porte ; à quoi s’amusent entre eux par timidité adolescents et adolescentes, les collégiens avec leur petite cousine ignorante — s’il en est encore — serrements de mains, billets doux, baisers furtifs derrière la porte et autres mignardises, prélude de plus sérieux engagements. « Petite oie, petite joie », dit le proverbe. Le proverbe à tort.
Une fleur donnée, une main serrée dans les petits coins, un baiser effleurant une mèche de cheveux, bref, ce que nos pères appelaient si gentiment : la petite oie.
(Raoul Toché)
Petite oie (la)
Delvau, 1864 : Le travail — attrayant — qui précède le coït ; pelotage des couilles de l’homme par la femme, gamahuchage de la femme par l’homme, etc., etc. La petite oie est moins indigeste — pour la pine — que la grande oie : il y a des gens qui s’en contentent — de peur de vérole.
Or, n’est-il pas certain que l’homme qui triche et ceux qui, comme nous, jouissent des plaisirs de la petite oie, ne font rien de plus que ces moines, que ces religieuses, que tout ce qui vit dans le célibat ? Ceux-ci conservent dans leurs reins, en pure perte, une semence que les premiers répandent on pure perte.
(Thérèse philosophe)
Elle avait déjà laissé prendre la petite oie à un homme qui la cajolait.
(Tallemant des Réaux)
Et il fut maître de ce que nous appelons en France la petite oie.
(La France Galante)
La petite oie, enfin ce qu’on appelle
En bon français les préludes d’amour.
(La Fontaine)
Je ne vis pas dessous la soie
Jambes, cuisses et la petite oie.
(Théophile)
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