Menotte
d’Hautel, 1808 : Diminutif de main ; nom qu’on donne aux mains des petits enfans.
France, 1907 : Main, surtout petite main, le contraire du battoir. On disait autrefois mainettes.
Dans les maisons où il n’y a pas de chef, c’est une bonne à tout faire qui tient la queue de la poêle. On la surveille un peu parce qu’il faut bien occuper son temps, mais quant à mettre soi-même la main à la pâte, on craindrait d’abimer cette menotte qui, cependant, ne tient sa distinction que de l’anémie.
(Jacqueline, Gil Blas)
Petite main
France, 1907 : Apprentie fleuriste.
Il raffolait des trottins et principalement des fleuristes. Toutes ces petites mains frétillantes l’émoustillaient à tel point qu’il passait des heures, au coin de la rue, à attendre la sortie des ateliers. Alors il s’attachait aux pas de l’une d’elles, la suivait jusqu’à sa demeure parfois, lui murmurant à l’oreille : « Petite main, petite main, veux-tu gagner vingt francs et un bon souper. »
(Les Propos du Commandeur)
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