un détenu, 1846 : Argent monnayé.
Rigaud, 1881 : Argent, paye. — Descendre son pèse, dépenser son argent.
France, 1907 : Argent. « Fusiller son pèse », dépenser son argent.
L’expression, dit Ch. Virmaître, est due à Frédérick-Lemaitre. Il jouait avec Clarisse Miroy à la Porte-Saint-Martin, sous la direction Hurel. Ce dernier n’aimait pas payer. Un soir qu’il était en retard avec les appointements du grand artiste, celui-ci ne voulut pas entrer en scène avant d’être réglé. Il envoya Clarisse à la caisse : elle en revint peu après avec un énorme sac de pièces de cent sous, Elle le tendit à Frédérick :
— Tiens, pèse !
Depuis ce temps, on dit dans le peuple :
— As-tu du pèse ?
Le peuple était donc présent à la scène ? Malheureusement pour la véracité de l’origine de cette expression, le mot peze se trouve dans les Mémoires de Vidocq antérieurs à Frédérick-Lemaitre, et, de plus, il n’est qu’une forme ancienne de pièce. On dit encore dans de Béarn et les Pyrénées : pèce, ou pesse, pour pièce, pessette ou pecete, petite pièce de monnaie ; la peseta, en espagnol, répond à notre franc.
