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Baiser ou foutre à la dragonne ou en maçon

Delvau, 1864 : Jouir d’une femme immédiatement, monter sur elle brutalement, sans préliminaires d’aucune sorte, ni caresses, ni langues, ni pelotage.

Harponner une femme

Delvau, 1864 : La baiser militairement, sans s’arrêter aux bagatelles de la porte, pelotage, langues fourres, branlage du bouton, etc comme fait un pandour qui viole une béguine — On dit aussi : Se harponner.

Ma gorge, par exemple, tu n’as pas eu le loisir d’y faire attention : nous venons de nous harponner si brusquement. !

(A. de Nerciat)

Mécaniser

Larchey, 1865 : Ennuyer. — Mot à mot : réduire à un rôle passif, mécanique.

Malgré qu’ça vous mécanise, Ça vous demande encore crédit.

(Chansons, Clermont, 1837)

Et… Canalis regarda fixement Dumay qui se trouva, selon l’expression soldatesque, entièrement mécanisé.

(Balzac)

Delvau, 1866 : v. a. Vexer quelqu’un, le tourmenter, se moquer de lui, et même en médire un peu, — dans l’argot des faubouriens. Francisque Michel « trouve le germe de cette locution dans un passage des Vies des dames illustres de Brantôme », et ce germe, c’est mœquaniqueté… Le malheur est que jamais « locution ne fut plus moderne ». Quant a son « germe », le premier mécanicien venu le trouverait en conduisant sa machine.

France, 1907 : Ennuyer quelqu’un, le vexer, le tourmenter.

Alors la donzelle, fatiguée de cet incessant pelotage qui ne menait à rien, se tourna soudain, furieuse, vers le bélitre :
— Avez-vous bientôt fini de me mécaniser ? dit-elle.

(Les Propos du Commandeur)

France, 1907 : Guillotiner.

Mettre une homme en état

Delvau, 1864 : Le préparer, par un pelotage savant, à l’accomplissement de son devoir d’homme.

C’est dans ce moment-là, pour le mettre en état
Et pouvoir arriver à quelque résultat,
Qu’il faut de son métier connaître les roueries
Et n’être pas novice en polissonneries.

(Louis Protat)

Pelotage

Rigaud, 1881 : Flatterie. — Lascif égarement des mains. « À bas les pattes, pas de pelotage, ça porte malheur ! » ont l’habitude de dire les demoiselles qui n’ont pas celle de se laisser séduire par de belles paroles.

France, 1907 : Action de tâter, de caresser les rondeurs d’une fille où d’une femme. « Il y a du pelolage », se dit d’une personne dodue.

Les pelolages de la Russie ont fini de nous abrutir : l’Orient a déteint sur nos tronches ! Or, comme dans les patelins asiatiques la vie humaine ne pèse pas plus qu’un grain de sable et qu’en fait de liberté y à peau de zébi, on s’accoutume à chérir l’esclavage et à considérer notre carcasse comme étant un ustensile dont les puissances usent et abusent.

(Le Père Peinard)

Pelotage (avoir du)

France, 1907 : Avoir des formes rebondies.

Petite oie (la)

Delvau, 1864 : Le travail — attrayant — qui précède le coït ; pelotage des couilles de l’homme par la femme, gamahuchage de la femme par l’homme, etc., etc. La petite oie est moins indigeste — pour la pine — que la grande oie : il y a des gens qui s’en contentent — de peur de vérole.

Or, n’est-il pas certain que l’homme qui triche et ceux qui, comme nous, jouissent des plaisirs de la petite oie, ne font rien de plus que ces moines, que ces religieuses, que tout ce qui vit dans le célibat ? Ceux-ci conservent dans leurs reins, en pure perte, une semence que les premiers répandent on pure perte.

(Thérèse philosophe)

Elle avait déjà laissé prendre la petite oie à un homme qui la cajolait.

(Tallemant des Réaux)

Et il fut maître de ce que nous appelons en France la petite oie.

(La France Galante)

La petite oie, enfin ce qu’on appelle
En bon français les préludes d’amour.

(La Fontaine)

Je ne vis pas dessous la soie
Jambes, cuisses et la petite oie.

(Théophile)


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique