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Guzla

France, 1907 : Sorte de guitare arabe.

Là, dans la rue étroite, grouillante, au seuil des portes basses, sur la chaussée, jusqu’au milieu de la rue, auprès des quinquets fumeux posés sur le pavé, le café lourd de poudre et le tabac de Perse à portée de leur nonchalante main, allongés et recroquevillés sur des tapis, les vieux Turcs en cafetan écoutent, les yeux aux étoiles, de roulement d’un tambourin ou la plainte d’une guzla de Tunis ; et, par les fenêtres ouvertes d’un bouge imbibé d’alcool, dans lequel tempête la joie des matelots du port, s’échappe le cri bizarre, le cri lugubre, dont s’excite, sur une estrade décorée de pavillons et d’oripeaux, la danse du ventre.

(Alexandre Hepp)

Pavois

Larchey, 1865 : « Être pavois, c’est être dans la vigne du Seigneur, dans toute la joie de Bacchus, atteindre le parfait bonheur, c’est enfin être au pavois. » — Ch. Coligny.

Delvau, 1866 : adj. et s. En état d’ivresse. Être pavois. Être gris, déraisonner à faire croire que l’on est gris.

France, 1907 : Timbré ou ivre ; agité de mille pensées confuses et diverses comme les pavillons multiples et multicolores dont se pavoise un navire à certaines fêtes. Ces jours-là, il y a généralement ripaille à bord et les matelots sont pavoisés comme leur vaisseau.

Ne flanche pas si t’es pavois,
Tu n’affurerais que la poix.

(Hogier-Grison)


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique