d’Hautel, 1808 : Après lui, il faut tirer l’échelle. Pour dire il a atteint le plus haut degré de perfection ; il n’y a plus rien à faire après lui.
Après la pluie vient le beau temps. Signifie que le mauvais temps, les circonstances malheureuses, ne peuvent pas toujours durer ; et qu’un temps orageux présage assez ordinairement des jours calmes et sereins.
Après la pause vient la danse. C’est-à-dire qu’après avoir fait honneur à la table, il cst naturel de rechercher les agrémens que procure la danse.
Il va trop de chiens après cet os. Se dit bassement en parlant d’une succession où il y a beaucoup d’héritiers, pour exprimer que la part de chacun sera fort petite ; d’un emploi brigué par un grand nombre de concurrens ; d’une femme qui, comme Pénélope, est obsédée de galans et d’adorateurs.
Après
Bécot (donner un)
Delvau, 1864 : Baiser la tête d’un vit comme on baise le bec d’une clarinette. Cette aimable action ne faisant aucun bruit, on peut aller longtemps : d’abord moderato, puis allegretto, vivace… chaque pause vaut un soupir.
Et quand je lui donne un bécot,
Comme il lève la tête,
Jacquot !
(Al. Dalès)
Pauses (compter des)
Rigaud, 1881 : Dormir à côté de son pupitre, — dans le jargon des musiciens de théâtre.
France, 1907 : Respirer bruyamment en dormant.
Pioncer
anon., 1827 / Raban et Saint-Hilaire, 1829 / Bras-de-Fer, 1829 : Dormir.
Vidocq, 1837 : v. a. — Dormir.
M.D., 1844 : Dormir.
un détenu, 1846 : Dormir. — Pionçage, sommeil.
Larchey, 1865 : Dormir. — De pieu : lit.
Nous nous sommes mis à pioncer, nous ne pensions plus à l’appel.
(Vidal, 1833) — V. Boc.
Delvau, 1866 : v. n. Dormir.
Rigaud, 1881 / Merlin, 1888 / La Rue, 1894 : Dormir.
Virmaître, 1894 : Dormir à poings fermés (Argot du peuple).
Rossignol, 1901 / Hayard, 1907 : Dormir.
France, 1907 : Dormir ; argot populaire. Les synonymes sont : casser une canne, compter des pauses, faire le lézard, faire son michaud, mettre le chien au cran de repos, piquer un chien, piquer une romance, roupiller, se recueillir, taper de l’œil.
— Les lits et moi nous sommes brouillés ! Jamais pu pioncer ma mesure. Tout petit et puis plus tard… jamais la grasse matinée. Les ponts, les bancs, le plein air, et par tous les temps. Ah ! mes draps n’ont pas coûté cher de blanchissage !
(Henri Lavedan)
Quoi ? Vrai ! Vous allez m’ramasser ?
Ah ! c’est muf ! Mais quoi qu’on y gagne !
J’m’en vas vous empêcher d’pioncer,
J’ronfle comme un’ toupi’ d’All’magne.
(Richepin, Chanson des gueux)
Argot classique, le livre • Telegram