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Lourd

d’Hautel, 1808 : Lourd comme un plomb. Se dit d’un homme épais, grossier, ignorant et très-ennuyeux.
Il n’est pas lourd. Se dit en plaisantant d’un homme de petite complexion, qui fait le fanfaron, le faux brave.

Monôme

Fustier, 1889 : Promenade qu’exécutent à Paris et à l’époque des examens, les candidats aux diverses écoles du gouvernement. Le monôme consiste à marcher l’un derrière l’autre, en file indienne. Le monôme le plus connu est celui de l’X.

France, 1907 : Sorte de file indienne qu’à certaines époques scolaires forment les collégiens ou des étudiants ; du grec monos, seul. Chacun met les deux mains sur les épaules de celui qui le précède, et l’on s’avance dans une direction convenue en chantant quelque scie d’école. Le premier en tête est désigné sous le nom d’archi-veau.
C’est une transformation de la danse antique appelée grue qui figure sur le bouclier d’Achille, dans laquelle, à l’imitation des longues files de grues volant dans l’espace, les danseurs, se tenant par la main, décrivaient des circonvolutions.

Puis, pour augmenter la migraine
Que ce vieux raseur propagea,
Le maudit palmarès égrène
Les noms de chaque lauréat ;
Et c’est long, très long, plus longs même
Encor que cela ; tour à tour
Le monôme des forts en thème
Monte les marches d’un pas lourd.

(Jacques Rédelsperger)

Peser

d’Hautel, 1808 : Il ne pèse pas lourd. Se dit par raillerie d’un fanfaron ; pour exprimer qu’il fait plus d’embarras qu’il n’est fort.
Il ne pèse pas deux onces. Se dit au propre d’un homme d’une très-foible constitution ; au figuré de quelqu’un qui marque une grande vivacité, une joie excessive, comme par exemple, lorsqu’on a déchargé sa conscience d’un grand fardeau.
Il ne pèse pas plus qu’une plume. Se dit par exagération d’une personne très-légère.
Il pèse à la main. Se dit d’un homme qui a l’esprit lourd ; qui manque d’intelligence.


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique