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Dépagnoter

France, 1907 : Se séparer ; de pagnoter, se coucher. Altération de paniotter, qui a le même sens.

Pagnoter

Fustier, 1889 : Coucher. Pagnoter avec une grognasse. Coucher et faire la noce avec une femme.

Rossignol, 1901 : Se coucher.

France, 1907 : Coucher ; de pagne, lit.

Pagnoter (se)

La Rue, 1894 : Se coucher.

Virmaître, 1894 : Se coucher. Malgré le double emploi, ou dit dans le peuple :
— Je vais me pagnoter dans mon pieu avec mes dardants (Argot du peuple).

Pagnoterie

France, 1907 : Poltronnerie, bévue, balourdise.

Plan de couillé

Virmaître, 1894 : Faire de la prison pour un autre. Faire de la prison sans avoir joui du produit de son vol. Couillé est le diminutif de couillon. Dialogue au Dépôt :
— Pourquoi que t’es ici ?
— J’ai pas de piaule pour pagnoter.
— Je file la comète ; j’ai été fabriqué par un sale sergot.
— Et ton nière ?
— Mon orgue ? J’étais méquard de la bande à Bibi.
— Alors tu vas aller au carré des petites gerbes.
— Veux-tu me désenflaquer et m’aider à casser la ficelle ?.
— Pour aller à la boîte aux cailloux, où y a pas mèche de faire chibis ; où on ne boulotte que des bourres-coquins et où on ne lampe que du sirop de macchabée ? y a pas de pet.
— Je te donne la paire de sigues, mais tu ne bonniras que peau.
— Tes sigues, c’est du carme à l’estorgue.
— Non, c’est du bath.
— C’est pas assez, car si les palpeurs me foutent deux berges de Centrousse, ça serait du plan de couillé.
Mot à mot : de la prison pour rien (Argot des voleurs).


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique