Ansiaume, 1821 : Connoître.
Quand j’ai la réchaufante, les moutons ne peuvent me connobler.
Connobler
Ansiaume, 1821 : Connoître.
Quand j’ai la réchaufante, les moutons ne peuvent me connobler.
Conobler
M.D., 1844 : Connaître.
Rossignol, 1901 : Connaître, savoir.
Je sais qui tu es, je te conoble. — Tu ne vas pas m’apprendre à le conobler, j’ai été élevé avec lui.
Conobler ou connobrer
France, 1907 : Connaître. L’origine latine cognoscere est ici visible.
— Eh bien ! esgourdes-nous… Ton patron, ce vieux poteau, est, comme tu le conobles, un de nos faisandiers les plus costeaux.
(Edmond Lepelletier)
Montron drogue à sa largue ;
Bonnis-moi donc girofle ;
Qui sont ces pègres-là
Des grinchisseurs de bogues,
Esquinteurs de boutoques ;
Les connobre-tu pas !
(Chanson en argot)
Nobler
La Rue, 1894 / Hayard, 1907 : Connaître.
France, 1907 : Connaître, reconnaître ; argot des voleurs. « Nous sommes noblés et filés. »
Pelot
France, 1907 : Paletot. En patois béarnais, pelot, diminutif de pele, est un vêtement léger ou en mauvais état.
— Eh bien ! frangin, il s’agit de travailler dans les pelots… retiens ton battant et suis bien la losèchem… nous ralégons (entrons) dans un laféquem, un beau cafmar, car nous ne la relevons que dans le riche (nous ne cherchons que dans les endroits élégants)… faut conobler la manière de s’en servir… J’ai un lardussépem (pardessus)… j’entre le premier, je l’accroche à une patère où il y a déjà un beau pelot… je m’assieds et je commande une consommation, je prends un faffe (journal) et je lis… Tu entres, tu t’assois loin de moi, tu siffles un bock, tu aboules ta monnaie, puis, pendant que le garçon a le dos tourné, moi je casse un verre : tout le monde se retourne… vite tu décroches le pardessus que tu as remarqué, le plus cossu n’est pas toujours le plus rupin, il faut grincher celui où il y aurait des papiers, un portefeuille, des objets bourrant les poches… tu files à la douce pendant que tout le monde regarde de mon côté, tu portes le pelot sur ton bras… et l’affaire est gerbée…
(Edmond Lepelletier, Les Secrets de Paris)
Plumes
Rigaud, 1881 : Cheveux destinés à la hotte, — dans le jargon des chiffonniers.
Virmaître, 1894 : Cheveux.
— Tu veux toujours paraître jeune, mais tu te déplumes.
— Tu as rudement grandi ; ta tête dépasse tes cheveux (Argot du peuple).
Rossignol, 1901 / Hayard, 1907 : Cheveux.
France, 1907 : Argent. L’argent garnit la poche, comme les plumes le corps de l’animal. On est plumé quand on n’a plus le sou.
Des Batignoll’ à Vaugérard
Et d’Montpernasse à la Courtille
On peut se r’nobler sus l’boul’vard
Comm’ si qu’on s’rait d’la mêm’ famille.
Et, quoique r’luqué par el’ flic,
Qu’us’ ses trottins sus nos bitumes,
On les ramèn’ : ça, c’est not’ chic…
Tout chacun fait c’qui veut d’ses plumes !
(É. Blédort)
France, 1907 : Cheveux. « Avoir le coco déplumé », être chauve, « Se faire des plumes », s’ennuyer.
Reconnobler
Ansiaume, 1821 : Reconnoître.
Grâce à ma réchaufante il ne m’a pas reconnoblé.
Larchey, 1865 : Reconnaître (id.). V. Parrain.
Rossignol, 1901 : Reconnaître.
Reconobler
France, 1907 : Reconnaître ; argot des voleurs.
— Je vois bien que je suis reconoblé et qu’il n’y a pas moyen d’aller à Niort.
(Mémoires de Canler)
Renobler
France, 1907 : Reconnaître ; argot des voleurs.
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