Virmaître, 1894 : Avoir trop bu. Quand au lendemain du lundi un ouvrier dort sur son travail, les amis lui disent : Tu t’es sali le nez hein ! (Argot du peuple).
Avoir le nez sale
Nez sale (avoir le)
Rossignol, 1901 : Ivre.
France, 1907 : Être ivre. L’ivrognerie engendre la malpropreté, et les ivrognes, généralement peu soucieux de leur personne, bavent dans leur barbe et se mouchent dans leurs moustaches, ce qui a donné lieu à cette expression populaire.
Le chanteur des rues. — Do, mi, sol, do !… Sol ! sol ! sol !… Do, mi, sol, do ! (Bas.) Vieille saleté, qui dit que je suis saoul.
La femme, bas, — Dis donc, tu sais, saleté toi-même !
L’homme, même jeu, — Vrai, faut que tu en aies, du culot, pour aller dire que j’ai le nez sale !… — Do, mi, sol !… Do, mi, sol !… Sol ! sol ! — C’est toujours pas avec ce que tu m’as offert, que je me l’aurais sali, le nez !… — Sol ! sol ! Do, mi, sol ! Do, mi, sol !… Ça y est. — La Cinquantaine, romance. (Bas) Charogne ! (Haut) Premier couplet.
(Georges Courteline)
Pétardier, pétardière
Virmaître, 1894 : Faire du tapage, du bruit.
— Ah ! tu sais, il ne faut pas remmener quand il a le nez sale, c’est un pétardier (Argot du peuple).
France, 1907 : Fauteur et fautrice de scandales ; personne dont les éclats de voix attirent la police.
— J’ai ici une clientèle de vieux messieurs, des négociants mariés que je retrouve à jour fixe aux mêmes endroits, dont je connais les pelites habitudes… C’est ma rente et c’est le plus sûr. Avec ceux-là, y a jamais de danger, pourvu qu’on soit discrète et pas pétardière, c’est comme cela qu’on se les attache. J’appelle ça mon fixe… Le reste, c’est du casuel… Mais, tu comprends, on n’arrive à ces résultats-là qu’après des années et des années…
(Oscar Méténier, Madame la Boule)
Argot classique, le livre • Telegram