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Mec à la mie de pain

France, 1907 : Voleur maladroit et craintif.

C’était un môme assez costeau,
Mais il ’tait avec eun’ cathau
Qu’était blèche :
I’ la r’levait à la mi’ d’pain,
Il était, au lieu d’êt’ rupin,
Dans la dèche.

(Aristide Bruant)

Vous m’direz : Mon vieux cochon,
Quand on veut qu’eun’ marmott’ turbine,
Faut pas qu’alle ay’ l’air d’un torchon
Ni qu’a soy’ trop dans la débine,
— Oui… mais ça m’fait r’naquer du fla
D’avoir l’air d’un mec à la mie,
Quand on s’paye eun’ anatomie
Et eun’ gueul’ comm’ la cell’ que v’là.

(Aristide Bruant, Dans la rue)

Nacquer du fla

France, 1907 : Se fâcher, être en colère, pester.

Non… vrai… ça m’fait naquer du fla !
Si ça continu’, gare aux beignes,
J’en ai mon pied de c’loubé-là,
J’vas laisser tomber les châtaignes.
Vous m’direz : — Quoi donc… t’es cocu ?
— Non, c’est ma lesbomb’ qu’est coquette :
A dépens’ tout pour sa toilette
Et moi j’ai rien à m’fout’ su’l’cul.

(Aristide Bruant)

Naquer du fla

Rossignol, 1901 : Flasquer. Voir ce mot.


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique