Fustier, 1889 : S’embrasser.
France, 1907 : S’embrasser.
— As-tu remarqué que plus les bonnes amies se jalousent et se détestent, plus elles se lichent complaisamment le morviau ?
Licher le morviau (se)
Fustier, 1889 : S’embrasser.
France, 1907 : S’embrasser.
— As-tu remarqué que plus les bonnes amies se jalousent et se détestent, plus elles se lichent complaisamment le morviau ?
Morviau
Delvau, 1866 : s. m. Le nez, — dans l’argot des faubouriens. Se dit aussi pour les Mucosités qui sortent du nez.
Rigaud, 1881 : Morve. — Petit morveux.
France, 1907 : Fruit de l’if, à cause sans doute de la nature glaireuse de sa capsule.
France, 1907 : Nez. Lécher de morviau, embrasser.
Lécher le morviau, manière de parler ironique qui signifie caresser une femme, la courtiser, la servir, faire l’amour, de même que lécher le grouin, baiser, être assidu et attaché à une personne.
(Le Roux, Dictionnaire comique)
Morviau, morviot
France, 1907 : Sécrétion de la membrane muqueuse du nez.
Dans les veines d’ces estropiés,
Au lieu d’sang il coul’ du morviot.
Ils ont des guiboll’s comm’ leur stick,
Trop d’bidoche autour des boyaux,
Et l’arpion plus mou qu’du mastic.
(Jean Richepin)
Relicher (se)
Delvau, 1866 : S’embrasser tendrement. On dit aussi Se relicher le morviau.
France, 1907 : Se passer la langue sur les lèvres après avoir dégusté un mets ou un liquide ; argot populaire.
Relicher son morviau
Virmaître, 1894 : Voilà une image qui n’est pas propre. Dans le peuple on dit à un enfant qui ne se mouche pas et qui de son nez laisse pendre deux chandelles :
— Reliche ton morviau (Argot du peuple). N.
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