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Fournaise

Fustier, 1889 : « Ils fabriquaient des pièces de deux francs à l’effigie de la République qu’ils vendaient soixante-quinze centimes à des fournaises ; c’est ainsi qu’on désigne ceux qui écoulent de la fausse monnaie. »

(Figaro, mars 1884)

La Rue, 1894 : Celui qui écoule la fausse monnaie.

Virmaître, 1894 : On sait que les mornifleurs-tarte sont réunis en tierce (par trois). Le mornifleur, le faux monnayeur, le gaffe qui détient la réserve des pièces fausses, et l’émetteur qui écoule les pièces chez les commerçants. L’émetteur se nomme la fournaise. L’allusion est juste, car il est dans le feu, courant à chaque minute le risque d’être pincé. Mot à mot : il est dans la gueule du loup (Argot des voleurs). N.

Rossignol, 1901 / Hayard, 1907 : Émetteur de fausse monnaie.

France, 1907 : Nature de la femme. Voir Écuellle.

France, 1907 : Voleur chargé d’écouler la fausse monnaie.

Mornifleur

Rossignol, 1901 / France, 1907 : Faux monnayeur.

Mornifleur tarte

Vidocq, 1837 : s. m. — Faux monnoyeur.

Delvau, 1866 : s. m. Faux-monnayeur.

Rigaud, 1881 : Faux-monnayeur.

La Rue, 1894 : Faux monnayeur.

Tarte

Vidocq, 1837 : adj. — Qualité d’une chose fausse ou mauvaise.

Larchey, 1865 : Qualité bonne ou mauvaise (Vidocq).

Delvau, 1866 : adj. Qualité bonne ou mauvaise d’une chose, — dans l’argot des voleurs.

La Rue, 1894 : Mauvais, faux.

Virmaître, 1894 : Chose de mauvaise qualité. Les faux-monnayeurs sont des mornifleurs-tarte. Ils écoulent de mauvais argent. Allusion aux tartes faites avec de la vieille graisse et de la farine avariée que l’on vend dans les têtes foraines (Argot des voleurs). N.

Rossignol, 1901 : Gifle.

Hayard, 1907 : Coup.

Tarte, tartelette

Rigaud, 1881 : Mauvais, faux, — dans le jargon des voleurs.

France, 1907 : Faux, mauvais, côté faux d’une chose. Mornifleur tarte, faux monnayeur.


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique