Entrez le mot à rechercher :
  Mots-clés Rechercher partout 


Dent (garder une)

France, 1907 : Conserver de la rancune contre quelqu’un, avoir une haine sourde ou cachée. Avoir de la dent, être bien conservé, pouvoir mordre au besoin.

… Monté par l’escalier du million jusqu’à l’Olympe où trônent les dieux de la finance, il gardait une dent contre les riches, des imbéciles, disait-il, dont il avait fait bêtement les affaires, lui, l’ex-porion, en partageant avec eux les bénéfices dus à ses seules et persistantes initiatives…

(Camille Lemonnier, Happe-chair)

Grappe

d’Hautel, 1808 : Mordre à la grappe. Mordre à l’hameçon, se laisser duper, se laisser entrainer par des paroles artificieuses.

Hameçon

d’Hautel, 1808 : Mordre à l’hameçon. Pour, se laisser prendre dans un piège ; être dupe sans le savoir.

Mordre

d’Hautel, 1808 : Ils ne se mordront pas. Se dit par plaisanterie de deux personnes que les mêmes occupations rassemblent dans un même lieu, et qui se tiennent l’une et l’autre aux deux extrémités.
S’il t’égratigne, mords-le. Se dit, pour exciter deux personnes à se battre.
Mordre à l’hameçon. Prêter l’oreille à des paroles trompeuses, se laisser aller à des propositions insidieuses.
S’en mordre les pouces. Se repentir d’avoir manqué une occasion.
Mordre. Pour comprendre, se pénétrer de quelque chose.
Il a peine à y mordre. Pour, il a peine à concevoir, à apprendre cette science.

Hayard, 1907 : Voir.

Plume (tailler une)

Rigaud, 1881 : Mordre à pleine bouche au fruit défendu, — dans l’argot des filles publiques.

Quand le diable devient vieux, il se fait ermite

France, 1907 : Quand on est devenu trop vieux et trop laid pour plaire, quand on a plus de dents pour mordre à la pomme du péché, qu’on n’éprouve plus de plaisirs aux mets succulents, et qu’on ne peut goûter ceux que vous offrent les jolies femmes, l’on se fait dévot et l’on devient marguillier de sa paroisse. Ce dicton s’applique surtout aux vieilles coquettes et aux courtisanes dont même la vieille garde ne veut plus.
Il paraitrait, d’après certains étymologistes, que le diable n’entre pour rien dans ce dicton, car, ne vieillissant pas, il ne peut se faire ermite ; mais qu’il s’agit de Robert le Diable, duc de Normandie, empoisonneur de Richard III, son frère, qui, pris de remords vers la fin de sa vie, alla chercher à Rome le repos de sa conscience. Il faudrait donc dire, au lieu du dicton actuel : « Quand le Diable devint vieux, il se fit ermite. »


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique