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Monter le coup

Clémens, 1840 : Faire accroire ce qui n’est pas.

Larchey, 1865 : Tendre un piège.

C’est des daims huppés qui veulent monter un coup à un ennemi.

(E. Sue)

Larchey, 1865 : Tromper. V. coup.

La Rue, 1894 : Tromper. Monter un chopin, préparer un vol. Monter la couleur, monter un schtosse, mentir, tromper.

Rossignol, 1901 : Mentir, abuser, tromper.

France, 1907 : Tromper.

— Travailler…! Mais à quoi, je me le demande ! Que sais-tu faire ? De quelle besogne es-tu capable ? Paresseux, gourmand, jouisseur, il te faut la vie facile, toute faite, sans secousses, les petits repas bien préparés, et le chocolat le matin, dans ton lit. Ce n’est pas à moi que tu monteras le coup sur tes capacités !

(Adolphe Mayer, Le Moyen de parvenir)

Il la rencontra par hasard,
Comm’ i’ s’prom’nait sur le boul’vard,
Certain jour qu’il avait la flemme ;
Ell’ lui parut gentill’ comm’ tout,
I’ s’dit : « J’m’en vais lui monter l’coup ;
J’m’en vais lui fair’ gober que j’l’aime »

(Georges Mys)

Monter un schtosse

Rigaud, 1881 : Mentir, avoir de la malice, chercher à mystifier. — C’est une variante de monter le coup, — dans le jargon des voleurs.

Virmaître, 1894 : Mentir. Synonyme de monter le coup à quelqu’un. Stoss en allemand veut dire coup. Ce mot s’est francisé et court les ateliers.
— Pour faire le lundi et ne pas avoir son sac, on monte un schtosse au patron en lui disant que l’on va à l’enterrement de son père.
Il en est qui ont enterré leur père autant qu’il y a de jours dans l’année (Argot du peuple). N.


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique