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Battage

Halbert, 1849 : Menée astucieuse.

Delvau, 1866 : s. m. Tromperie ; mensonge ; menée astucieuse. Argot des ouvriers. Signifie aussi Accident arrivé à une chose, accroc à une robe, brisure à un meuble, etc.

Rigaud, 1881 : Abordage commis par malveillance ; bordée d’injures lancées d’un canot à l’autre, farces de mauvais goût faites aux paisibles bourgeois en pleine Seine, — dans le jargon des canotiers.

Boutmy, 1883 : s. m. Plaisanterie, mensonge ; synonyme de montage.

Virmaître, 1894 : Se moquer de quelqu’un, dire ce que l’on ne pense pas.
— C’est du battage il n’est pas plus malade que moi (Argot du peuple).

Rossignol, 1901 : Dire une chose qu’on ne pense pas est du battage. Celui qui fait le malade, c’est du battage.

Hayard, 1907 : Mensonge, fausseté.

France, 1907 : Mensonge, tromperie ; argot des ouvriers. Signifie aussi dommage.

Coup (montage de)

Rigaud, 1881 : Mensonge préparé de longue main. — Monter le coup, en imposer, conter un mensonge. — Se monter le coup, s’illusionner. — Monter un coup, combiner un vol. — Monteur de coups, celui qui ment, par habitude, dans un but intéressé.

Faire chauffer de l’eau chaude

Boutmy, 1883 : Expression ironique que l’on adresse au compagnon qui, restant longtemps penché sur le marbre pour corriger une composition chargée, semble y être collé. Un frère charitable lui propose alors de faire chauffer de l’eau chaude. Le plâtre, déjà mécontent de sa situation, gobe alors un bœuf pyramidal. Ce montage manque rarement son but et devient quelquefois l’occasion d’attrapances plus ou moins vives ; la victime en effet réplique souvent : « Imbécile, comment veux-tu faire chauffer de l’eau chaude ? » À cette réponse prévue, les rires augmentent… et le bœuf s’accroît.

Montage

Rigaud, 1881 : Cartes préparées. — Un beau montage, cartes préparées qui ont fourni une longue carrière, — dans l’argot des grecs.

Boutmy, 1883 : s. m. Ensemble de pratiques ou de paroles qui ont pour but de faire croire à quelqu’un une chose qui n’existe pas, et surtout de le faire agir en vertu de cette fausse croyance. On dit aussi montage de coup. Cette plaisanterie est fréquente dans les ateliers ; mais le compagnon, « né malin », ne coupe pas toujours.

Montage de coup

France, 1907 : Tromperie.

Je n’coup’ pas du tout
Dans c’montag’ de coup.

(Aug. Hardy)


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique