Entrez le mot à rechercher :
  Mots-clés Rechercher partout 


Campo

Delvau, 1866 : s. m. Congé, — dans l’argot des écoliers et des employés, qui ne sont pas fâchés d’aller ad campos et de n’aller ni à leur école ni à leur bureau. Avoir campo. Être libre.

France, 1907 : Congé, argot des employés, de ad campos, aller aux champs.

Les jours où j’avais campo, j’allais, en bon père, promener mes deux mioches aux Champs-Élysées… Je ne dépensais pas un sou…

(Hogier-Grison, Le Monde où l’on triche)

Partant de Saint-Malo,
Je file à Chicago ;
L’Europe est rococo
Et dure au populo !
Tandis qu’on a campo,
Détalons subito
Vers cet Eldorado
Où fleurit le coco !

(Paul Ferrier)

Désembrener

France, 1907 : Enlever le bran au derrière des enfants.

Il leur fallait, à ces messieurs, de bonnes grosses dots, en espèces sonnantes et trébuchantes — ou des femmes utiles à quelque chose, pouvant raccommoder leurs chaussettes, préparer leur popotte et désembrener leurs mioches.

(Albert Cim, Demoiselles à marier)

Mioche

d’Hautel, 1808 : Pour, petit enfant.
Avoir des mioches. Pour avoir des enfans.
C’est aussi un terme de mépris que l’on applique à un petit homme qui fait le fanfaron ; à un fat qui n’a ni force, ni talent.

Delvau, 1866 : s. m. Enfant, — dans l’argot du peuple, pour qui un nouveau-né est une miette d’homme, et dont le corps pétri de lait, presque sans os et sans muscles, ressemble à de la mie de pain.

France, 1907 : Enfant, petit garçon ; du latin mica, petit morceau, mie. On dit, pour une petite fille, une mioche.

Ah ! Je voudrais les tenir ici, ceux qui déplorent la dépopulation de la France, les crocodiles économistes qui conspuent Malthus, et déclarent les ouvriers coupables de ne pas « peupler » davantage !
Elle a suivi leur doctrine, celle-là ! Elle s’est mariée toute jeune, n’a pas triché dans l’amour, apporte sa nichée de cinq moutards à la patrie ! Elle a crû, multiplié, re-peu-plé !
Qu’est-ce que la patrie fait pour elle ? Elle la laisse crever de faim, tout simplement, elle et ses cinq petits citoyens !
Avant d’encourager les malheureux à reproduire, est-ce qu’on ne devrait pas avoir la pudeur de s’occuper de nourrir les mioches déjà nés ! Il en meurt cent vingt mille par an, de vos futurs conscrits. Commencez donc par les nourrir et les élever, avant de reprocher aux malheureux leur souci de l’avenir, et d’aller rechercher dans le linge sale des sages-femmes les traces de méfaits que vous justifiez !

(Jacqueline, Gil Blas)

Mioche, mion

Larchey, 1865 : Bambin. — Mion est un mot de langue romane (V. Roquefort) dont mioche serait le diminutif. — V. Dardant.

C’est à moi que reviendra le droit d’être le parrain de tous les mioches.

(Bourget)

Rigaud, 1881 : Petit enfant, petit garçon. — Mion de gonesse. Adolescent. — Mion de boule, voleur.

Mion

anon., 1827 : Garçon.

Raban et Saint-Hilaire, 1829 : Filou de bas étage.

Bras-de-Fer, 1829 : Garçon.

Vidocq, 1837 : s. m. — Garçon.

(Le Jargon, ou Langage de l’Argot moderne)

Halbert, 1849 : Garçon.

Hayard, 1907 : Enfant.

France, 1907 : Canard siffleur.

France, 1907 : Petit garçon, marmot, mioche ; même origine que ce dernier mot, à moins qu’il ne vienne du vieux français dérive du grec meion, moindre.

Fonçons à ce mion folâtre
Notre palpitant.

(Nicolas Grandval)

France, 1907 : Petite mesure pour le vin ; provincialisme.


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique