Garçaille
France, 1907 : Petite garce, fillette. Provincialisme breton.
Vous connaissez tous la Fanchette
Que j’aimais avant d’embarquer ;
C’était ben la plus mignonnette
Des garçailles à reluquer
Entre la Vilaine et la Loire,
Verse à boire !
Entre Douarnenez et Redon,
Buvons donc !
(Théodore Rotrel)
Gouter les plaisirs, les ébats, les joies, etc.
Delvau, 1864 : Baiser, ce qui est la félicité suprême.
Mais qu’importe, si l’on goûte
Le doux plaisir de la chair ?
Qu’importe, pourvu qu’on foute ?
Cela vous paraît-il clair ?
(Collé)
Eh bien ! mon petit cœur, eh bien ! ma mignonnette,
Ne voulez-vous pas bien vous marier un jour
Pour goûter les ébats du petit dieu d’amour.
(Trotterel)
Quand elle eut commencé à goûter un peu les joies de ce monde, elle sentit que son mari ne la faisait que mettre en appétit.
(Bonaventure Desperriers)
Jouer à la poupée
France, 1907 : Faire des mignardises amoureuses à une fille ou une femme.
Ô mignonnette enfant, dont les yeux sont si doux
Qu’on rêve en vous voyant d’une tendre équipée,
Il doit être charmant de jouer avec vous
À la poupée !
(Gil Blas)
Argot classique, le livre • Telegram
