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Camerluche

Fustier, 1889 : Camarade. (Richepin)

Hayard, 1907 : Camarade.

France, 1907 : Forme de camarluche, camarade.

Cris de merluche

Delvau, 1866 : s. m. pl. Cris épouvantables, — comme ceux que poussait Mélusine, la pauvre belle serpente dont Jean d’Arras nous a conservé la touchante histoire. On dit aussi Crier comme une merlusine.

Rigaud, 1881 : Cris formidables poussés dans le but d’ameuter le monde ; cris comme en font entendre les femmes corrigées à tour de bras par leurs maris.

Cris de merluche ou de paon

France, 1907 : Discussion sur un ton aigu et aigre. Cri perçant comme en poussent généralement les femmes dans les orages domestiques.

Jaspin

anon., 1827 / Bras-de-Fer, 1829 : Oui.

Vidocq, 1837 : adv. — Oui.

(Le Jargon, ou Langage de l’Argot moderne)

Halbert, 1849 : Oui.

Delvau, 1866 : adv. Oui, — dans l’argot des voleurs.

Rigaud, 1881 : Oui. — Jaspiner, parler.

La Rue, 1894 : Oui.

Rossignol, 1901 : Discours, plaidoyer.

France, 1907 : Langage, paroles.

J’ai bien quèqu’ part un camerluche
Qu’est dab dans la magistratmuche :
Son jaspin esbloqu’ les badauds.

(Jean Richepin)

France, 1907 : Oui ; argot des voleurs.

— Y a-t-il un castu dans cette vergue ? — Jaspin !

Manger de la merluche

France, 1907 : Se mortifier. La merluche ou morue sèche ne se mange guère qu’en carême, temps de mortification pour les bons catholiques.

Vieux plumeau

France, 1907 : Viel imbécile ; argot populaire.

Ell’ dit : Il ne sent pas bon !
— Pas bon ?… Espèce de vieille cruche !
Dit la marchand’, vieux plumeau !
T’en mang’rais plus que d’merluche !…
Va donc, eh ! fourneau !

(A. Queyreaux)


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique