Delvau, 1866 : s. et adj. Homme par trop simple, qui se laisse mener par le bout du nez, — dans l’argot du peuple.
Jean Jean
Laisser mener par le bout du nez (se)
France, 1907 : N’avoir nulle volonté ; se laisser conduire.
Cette expression est fort ancienne et vient des Grecs qui disaient : Se laisser mener par le nez comme un buffle. En effet, aucun buffle ne devait traverser une ville sans un anneau ou une barre de fer passée dans le museau, ce qui le tenait en respect et le rendait docile à la main qui le conduisait, fût-ce celle d’un enfant. On en use d’ailleurs de même aujourd’hui pour les taureaux que l’on conduit au marché ou à l’abattoir.
Mener
d’Hautel, 1808 : Mener tambour battant. Traiter quelqu’un sans ménagement ; ne pas lui donner le temps de se reconnoître dans une affaire.
Il se laisse mener par le bout du nez. Se dit d’un homme sans caractère, qui se laisse aller à toutes les volontés des autres.
C’est un aveugle qui en mène un autre. Se dit d’un homme sans esprit et sans jugement, qui se mêle de conduire un autre homme.
Mener le branle ou la bande. Mettre tout le monde en train ; donner l’exemple.
Mener bien sa barque. Être prudent en affaire ; être heureux dans ses spéculations.
Mener quelqu’un par la lisière. S’en rendre absolument maître ; le diriger entièrement.
Mener. Pour se moquer, faire aller, promener quelqu’un.
Mener beau bruit, mener grand bruit. Pour, faire tapage, faire fracas.
Mener par le bout du nez
Delvau, 1866 : v. a. Faire ce qu’on veut d’une femme, quand on est homme, d’un homme quand on est femme. Se laisser mener par le bout du nez. Être d’une faiblesse extrême, faire la volonté des autres et non la sienne propre.
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