Halbert, 1849 : Dieu.
Mec ou meg des megs
Mec, meck, meg
Rigaud, 1881 : Maître, monsieur ; de magnus, grand. — Le meg des megs, Dieu, le maître des maîtres. — Mec des gerbiers, bourreau.
Meg
un détenu, 1846 : Chef, maître. Meg des gerbiers : un président de tribunal.
Delvau, 1866 : s. m. Maître, roi, — dans l’argot des voleurs, qui, quoique affranchis, sont volontiers les esclaves de quiconque est plus fort, plus rusé, plus coquin qu’eux… Meg des megs. Dieu. Meg de la rousse. Le préfet de police.
Les Bescherelles de la haute pègre prétendent qu’il faut écrire et prononcer mec et non meg.
La Rue, 1894 : Maître, roi, chef. Meg des megs. Dieu ou préfet de police.
Rossignol, 1901 : Homme important.
France, 1907 : Le maître ; du latin magnus, grand. Voir Mec.
Il y a un mot qui reparait dans toutes les langues du continent avec une sorte de puissance et d’autorité mystérieuse. C’est le mot magnus. L’Écosse en fait son mac qui désigne le chef du clan ; l’argot en fait le meck et plus tard le meg, c’est-à-dire Dieu.
(Victor Hugo, Les Misérables)
Meg des Megs
Rossignol, 1901 / Hayard, 1907 : Dieu.
France, 1907 : Dieu.
Il y a dans chaque groupe professionnel, dans chaque métier, dans chaque art, dans chaque vice et dans chaque criminalité an roi, un maître, un praticien supérieur à tous : le meg des megs, comme on dit dans l’argot classique pour désigner le bon Dieu, le plus malin des mariolles, puisqu’il a finalement roulé, jusqu’en enfer, le diable qui ne passait point pour un Claude.
(E. Lepelletier, Écho de Paris)
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