France, 1907 : Le client payant ; argot des filles, importé par les prostituées allemandes, de meier, fermier.
Mayer
Mèche (être de)
Bras-de-Fer, 1829 : Être de complicité.
Vidocq, 1837 : v. a. — Partager, être de moitié.
France, 1907 : Être d’accord.
Thévenet est parti ce matin pour Bordeaux, où il plaide ; mais, soyez sans crainte, lui et moi ne faisons qu’un. Quand j’ai besoin de lui, je n’ai qu’à le siffler par téléphone. Nous sommes de mèche.
(Jacques Mayer)
Monter le coup
Clémens, 1840 : Faire accroire ce qui n’est pas.
Larchey, 1865 : Tendre un piège.
C’est des daims huppés qui veulent monter un coup à un ennemi.
(E. Sue)
Larchey, 1865 : Tromper. V. coup.
La Rue, 1894 : Tromper. Monter un chopin, préparer un vol. Monter la couleur, monter un schtosse, mentir, tromper.
Rossignol, 1901 : Mentir, abuser, tromper.
France, 1907 : Tromper.
— Travailler…! Mais à quoi, je me le demande ! Que sais-tu faire ? De quelle besogne es-tu capable ? Paresseux, gourmand, jouisseur, il te faut la vie facile, toute faite, sans secousses, les petits repas bien préparés, et le chocolat le matin, dans ton lit. Ce n’est pas à moi que tu monteras le coup sur tes capacités !
(Adolphe Mayer, Le Moyen de parvenir)
Il la rencontra par hasard,
Comm’ i’ s’prom’nait sur le boul’vard,
Certain jour qu’il avait la flemme ;
Ell’ lui parut gentill’ comm’ tout,
I’ s’dit : « J’m’en vais lui monter l’coup ;
J’m’en vais lui fair’ gober que j’l’aime »
(Georges Mys)
Un mayer, un don carlos
Halbert, 1849 : Homme qui paie les filles.
Argot classique, le livre • Telegram