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Mauvaise troupe

Delvau, 1866 : s. f. Garnement, vagabond, fainéant, — dans l’argot du peuple. Quelquefois la même expression est employée dans un sens amical, comme, par exemple, pour convier quelqu’un au départ : Allons, en route, mauvaise troupe ! lui dit-on.

France, 1907 : Les mots sont généralement précédés de En route. C’est l’expression employée, depuis le premier empire, par les sous-officiers qui avaient du mal à faire lever et mettre en marche les jeunes soldats.

Le régiment à passé,
Il faut que je le rattrape,
Bah ! qu’importe ! sans souci,
En route, mauvaise troupe !
Le principal, ce coup-ci,
C’est d’arriver pour la soupe,
Et pour la bataille aussi.

(Jean Richepin)

Rognure

Rigaud, 1881 : Mauvais acteur. — Rognures de fer-blanc, mauvaise troupe dramatique, — dans le jargon des coulisses.

Fustier, 1889 : « Quand le concours (du Conservatoire) est achevé, quand le dernier élève a fini d’envoyer son morceau, sa rognure, comme disent ces jeunes gens dans leur argot, alors vient se placer l’instant pénible et douloureux de la délibération. »

(Figaro, juillet 1884)

Rognures

France, 1907 : Acteurs de troisième ordre. Mauvaise troupe de province.


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