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Cambroux

Halbert, 1849 : Domestique mâle.

Rigaud, 1881 : Valet de chambre, garçon d’hôtel. — Cambrouse, femme de chambre. — Mastroc de cambrouse, aubergiste.

Démarrer

d’Hautel, 1808 : Changer continuellement de place ; être pétulant, vif et léger.
On dit d’un homme très-attaché, très-constant dans ses habitudes, qu’Il ne démarre pas d’un lieu.

Delvau, 1866 : v. n. S’en aller ; quitter une place pour une autre, — dans l’argot du peuple, qui a emprunté ce mot au vocabulaire des marins.

Rigaud, 1881 : Quitter un lieu après une longue station. Les soûlots démarrent péniblement de chez le mastroc, les ivrognes s’en vont avec peine de chez le marchand de vin.

France, 1907 : Partir ; terme venu des gens de mer. Quand on part, on lève l’amarre.

Psit !… viens ici, viens que j’t’accroche,
V’là l’omnibus, faut démarrer !
Rubau !… r’cul’ donc, hé ! têt’ de boche !Tu vas p’têt’ pas t’foute à tirer
Au cul ! T’en a assez d’la côte ?
T’as déjà soupé du métier ?
Mais tu peux pus en faire un aute,
Te v’là comm’ moi, te v’là côtier.

(Aristide Bruant)

Dringue

Delvau, 1866 : s. f. Ventris fluxus, — dans l’argot des faubouriens.

Rigaud, 1881 : Pièce de cinq francs, — dans le jargon des voleurs. Une dringue tarte refroidie sur le zinc du mastroc, une fausse pièce de cinq francs clouée sur le comptoir du marchand de vin.

Fustier, 1889 : Vêtement, redingote.

La Rue, 1894 : Pièce de 5 francs. Diarrhée. Peur.

Virmaître, 1894 : Pièce de cinq francs en argent (Argot des voleurs). V. Tune.

Rossignol, 1901 : Pièce de 5 francs.

France, 1907 : Peur, diarrhée.

France, 1907 : Pièce de cinq francs.

Mastro, mastroc

France, 1907 : Abréviation de mastroquet.

Tout récemment, j’étais allé voir
Une fille de qui chez un mastroc, un soir,
J’avais fait connaissance…

(André Gill)

Mastroquet ou mastroc

Boutmy, 1883 : s. m. Marchand de vin. Les écrivains de la Semaine des familles affirment que ce mot est dû à M. Louis Veuillot, le célèbre rédacteur en chef de l’Univers.

Mastroquet, mastroc

Rigaud, 1881 : Marchand de vin ; et troquet, par abréviation. Par corruption pour demi-stroc, mi-stroc, demi-setier. C’est-à-dire le patron du demi-setier.

Mouf

Fustier, 1889 : Abréviation de Mouffetard. La rue Mouf, la rue Mouffetard.

Le garçon du marchand de vin d’à côté secouait un panier à salade et quelques gouttes d’eau atteignirent le front de la jeune fille qui se retourna et s’écria avec une voix de rogomme et le plus pur accent mouf-mouf : Ah ! mince… tu pourrais donc pas secouer tes pissenlits d’équerre, espèce ed’mastroc empaillé !

(Clairon, 1882)

France, 1907 : Abréviation de Mouffetard, l’un des quatiers les plus pauvres et les plus populeux de Paris. Tribu des Beni-Mouf, habitants du quartier Mouffetard ; champagne mouf, breuvage composé d’oranges pourries ramassées sur les tas d’ordures et dont font usage les chiffonniers. Les oranges, après avoir été lavées, sont jetées dans un baril plein d’eau où elles fermentent pendant plusieurs jours, on y ajoute de la cassonnade, on met le liquide en bouteilles, et après plusieurs jours il n’est pas plus mauvais que certains vins vendus sous le nom de champagne. C’est le cliquot du pauvre.


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