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Démarqueur de linge

Rigaud, 1881 : Journaliste qui s’approprie l’article d’un confrère en changeant quelquefois un peu la rédaction. Par laconisme on dit démarqueur.

M. de P. est ce qu’on peut appeler un de nos bons démarqueurs.

(H. de Villemessant, Figaro du 6 août 1877)

Dans une autre acception, démarqueur sert à désigner celui qui ôte les marques d’un objet dans un but de tromperie ou de vol. (Littré, Supplément au Dict. franc.)

Virmaître, 1894 : Homme de lettres qui pille ses confrères sans façon. Démarquer un article de journal : changer simplement les phrases. Allusion aux voleurs qui démarquent le linge avant de le bazarder au fourgat (Argot du peuple).

France, 1907 : Plagiaire.

Marqueur

Larchey, 1865 : « On appelle marqueur, dans le langage des estaminets de Paris, l’individu chargé de faire la partie des habitués, quand ces derniers manquent de partenaires. La plupart donnent des leçons au cachet. » — Montépin. — Appelés ainsi parce qu’ils se chargent de marquer les points.

Permanence

Fustier, 1889 : Argot de joueurs. Série de numéros qui sortent à la roulette ou au trente et quarante.

Il (le marqueur) a d’abord ses abonnés à qui il vend les permanences vingt francs par semaine.

(Revue politique et littéraire, 1882)

France, 1907 : « C’est, dit G. Macé, la partie disponible du personnel de police, prête à marcher de nuit et de jour. Ce sont les chasseurs sans armes, chargés de surveiller, traquer et prendre le gibier malfaisant, nuisible… Agents et malfaiteurs sont constamment en éveil, il n’y a pour eux ni jour mi nuit, et l’année ne finit pas. C’est le mouvement perpétuel. »

(G. Macé, Un Joli Monde)


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