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Marcassin

d’Hautel, 1808 : Au propre, le petit d’un sanglier ; au figuré, sobriquet injurieux que l’on donne à un petit homme laid et difforme.

Delvau, 1866 : s. m. Petit garçon malpropre et grognon, — dans l’argot du peuple.

Rigaud, 1881 : Apprenti peintre d’enseignes.

France, 1907 : Apprenti d’un peintre d’enseignes.

Ragot

d’Hautel, 1808 : Homme qui radote, qui marmote continuellement entre ses dents ; d’une humeur grondeuse et souvent qui ne sait ce qu’il dit.
Ragot. Pour dire, de petite stature, court et gros, mal fait, mal proportionné dans sa structure.

anon., 1827 / Bras-de-Fer, 1829 / Halbert, 1849 : Quart d’écu.

Delvau, 1866 : s. m. Cancan, médisance, — sans doute par allusion aux grognements des sangliers de deux à trois ans, moins inoffensifs que ceux des marcassins.

Rigaud, 1881 : Conte en l’air, bavardage. — Faire du ragot, des ragots, tenir des propos de commère.

La Rue, 1894 : Cancan, bavardage.

France, 1907 : Cancans, bavardages, futilités.

C’est une des beautés du scrutin d’arrondissement de supprimer les questions d’intérêt général, au moins en dehors des grandes villes, et de ramener le programme de la démocratie à de petites questions de boutique, à des minuties et à des ragots.

(A. Maujan)

France, 1907 : Quart d’écu.


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique