Delvau, 1866 : v. a. Communier, — dans l’argot des faubouriens.
Virmaître, 1894 : Communier. L’allusion est claire (Argot du peuple).
Manger le bon Dieu
Delvau, 1866 : v. a. Communier, — dans l’argot des faubouriens.
Virmaître, 1894 : Communier. L’allusion est claire (Argot du peuple).
Manger, manger le morceau, Manger sur, Manger du lard
Rigaud, 1881 : Dénoncer un complice, révéler un secret. — Manger dans la main, être très familier, ne pas observer les distances sociales. — Manger de la misère, manger de la prison, subir la misère, la prison. — Manger de la vache enragée, être misérable. — Manger de la merde, être dans le dénûment le plus profond, être abreuvé de souffrances physiques et morales. — Manger sur le pouce, manger à la hâte. — Manger du drap, jouer au billard. — Manger du pavé, chercher en vain de l’ouvrage. — Manger la laine sur le dos de quelqu’un, vivre aux dépens de quelqu’un, le ruiner sans le faire crier. — Manger du pain rouge, dépenser l’argent provenant d’un assassinat. — Manger à tous les râteliers, accepter de tous les côtés, sans scrupules. — Manger le Bon Dieu, communier. — Manger du sucre, être applaudi au théâtre. — Manger le poulet, partager un pot de vin, partager un bénéfice illicite. — Manger le gibier, faire sauter l’anse du panier de la prostitution, — dans le jargon des souteneurs qui n’entendent pas la plaisanterie sur ce chapitre. — Manger le pain hardi, être domestique. — Manger son pain blanc le premier, dépenser sans compter avec la misère à venir. — Manger l’herbe par la racine, être mort depuis longtemps. — Manger ses mots, parler vite et d’une manière incompréhensible. — Manger la consigne, oublier un ordre qu’on vous a donné. — Avoir mangé la bouillie avec un sabre, avoir une très, grande bouche. — Se manger, se manger le nez, se disputer vivement de très près, se menacer d’en venir aux mains. — Se manger les sangs, s’inquiéter. — Se manger les pouces, s’impatienter.
Mangeur de bon Dieu
Delvau, 1866 : s. m. Bigot, homme qui hante plus volontiers l’église que le cabaret. Argot du peuple.
France, 1907 : Dévot qui communie souvent, avale et digère son créateur.
— Et c’est du propre d’aller manger le bon Dieu en guignant les honmnes.
(Émile Zola)
On dit aussi mangeur de messes.
Argot classique, le livre • Telegram