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Fromage

d’Hautel, 1808 : Manger du fromage. Éprouver un dépit secret, s’impatienter, être extrêmement contrarié ; sans pouvoir faire éclater son mécontentement.
Entre la poire et le fromage, on parle de mariage. Parce qu’au dessert, on est ordinairement plus gai qu’au commencement du repas.

Delvau, 1864 : Sperme de l’homme ou de la femme ; caséum produit par les parties basses, ayant l’aspect du caséum produit par les parties hautes. D’où, à propos d’une fille qui s’est laissé dépuceler, l’expression proverbiale : laisser aller son chat au fromage.

Fromage (manger du)

Rigaud, 1881 : Bisquer, rager. Les enfants disent entre eux en ratissant un de leurs doigts sur l’autre : Tu bisques, tu rages, tu manges du fromage.

Victoire ! foutre ! victoire ! aristocrates, que vous allez manger du fromage !

(Le Père Duchêne)

Manger du fromage

Delvau, 1866 : Être mécontent ; avoir de la peine à se débarbouiller de ses soucis. On connaît l’épigramme faite en 1814 contre Cambacérès, duc de Parme :

Le duc de Parme déménage ;
Plus d’hôtel, plus de courtisan !
Monseigneur mange du fromage,
Mais ce n’est plus du parmesan…

France, 1907 : Aller à l’enterrement. Cette expression vient de la coutume qu’ont les familles ouvrières parisiennes de collationner chez le marchand de vin en revenant du cimetière. On dit aussi, dans le même sens, manger du lapin.

France, 1907 : Être mécontent. Alfred Delvau cite, à ce sujet, l’épigramme faite en 1814 contre Cambacérès :

Le duc de Parme déménage ;
Plus d’hôtel, plus de courtisan.
Monseigneur mange du fromage,
Mais ce n’est pas du parmesan.

Cette expression n’a plus guère cours.


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique