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Coloquinte

Raban et Saint-Hilaire, 1829 : Tête. Prends garde que Charlot ne joue à la boule avec ta coloquinte, prends garde que le bourreau ne te coupe la tête.

Bras-de-Fer, 1829 : Figure.

Vidocq, 1837 : s. f. — Tête.

Larchey, 1865 : Tête de forte dimension. — Allusion de forme.

Je crois que vous avez la coloquinte tant soit peu dérangée.

(L. Desnoyer)

Delvau, 1866 : s. f. Tête, — dans l’argot des faubouriens, qui ont trouvé dans certains individus grotesques une ressemblance avec le cucumis colocynthis.

Rigaud, 1881 : Tête. — Coloquinte défraîchie, tête de vieux.

La Rue, 1894 : Tête.

France, 1907 : Tête.

— Je ne sais pas comment on lui a moché la coloquinte, mais il est maboul. Alors, tu comprends bien que dans ces conditions-là, nous n’avons fait ni eune ni deusse, nous l’avons lâché.

(Marc Mario et Louis Launay, Vidocq)

Maboul

Merlin, 1888 : Imbécile, toqué, — de l’arabe.

Fustier, 1889 : Niais, un peu fou.

Suivant l’expression d’Eugène Tourte, elle était un peu maboule, rêvassant près de son bon ami à des amours câlins.

(Huysmans, Les Sœurs Vatard)

Le père ? dit Landart, il ne peut pas gagner sa vie ; malheureusement il est un peu maboul.

(Sirven et Siegel : Les Drames du Mont-de-Piété, 1886)

La Rue, 1894 : Un peu fou, timbré.

France, 1907 : Fou, toqué. Mot arabe rapporté par les soldats d’Afrique.

— Depuis que je ne suis plus rosse, je vois rose. C’est peut-être fou ; mais je m’en fous. Au moins c’est gai. Tandis que c’était sinistre, oh ! oui, bougrement sinistre, de toujours tout voir à travers ma bile, ma sale bile. Sans compter que c’est peut-être quand je voyais tout à travers ma bile que j’étais maboul.

(Jean Richepin, Flamboche)

De vin point du tout hasardeux,
Voire — pourquoi m’en taire ? —
Nous en foutîmes tous les deux
Trois bouteilles par terre.
Ça valait bien ça, Dieu vivant !
Ou je deviens maboul
Non, mais me voyez-vous buvant
Des eaux à la Bourboule ?

(Raoul Ponchon)

Ronchonner

Delvau, 1866 : v. n. Être grognon, maussade ; bougonner, — dans l’argot du peuple.

Rigaud, 1881 : Grogner ; murmurer.

Boutmy, 1883 : v. intr. Murmurer, grommeler ; synonyme de gourgousser et de renauder.

Virmaître, 1894 : Père ronchon qui trouve à redire à tout. Le colonel Ronchonot est célèbre depuis quelques années (Argot du peuple).

Rossignol, 1901 : Individu qui trouve à redire à tout.

Hayard, 1907 : Marronner.

France, 1907 : Grogner.

C’est encore un homme, au bout du compte, ce vieux maboul que j’entends ronchonner en s’en allant.

(Georges Darien, Biribi)

Y pensaient p’t-êtr’ ben tous deux la mêm’chose,
Mais souvent l’effet différant d’la cause,
Si Pierre était gai, Jeanne s’étonnait ;
Si Jeanne riait, Pierre ronchonnait,
Y pensaient p’t’êtr’ ben tous deux la mêm’ chose.

(Irène Bizard)


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique