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Goupiner

Ansiaume, 1821 : Travailler.

L’affaire est bonne, mais il y a à goupiner.

Raban et Saint-Hilaire, 1829 : Faire quelque chose.

Bras-de-Fer, 1829 : Travailler.

Vidocq, 1837 : v. a. — Travailler.

Clémens, 1840 : Travailler.

un détenu, 1846 : Faire quelque chose. Un objet bien goupiné est un objet bien fait.

Larchey, 1865 : Voler. V. Estourbir, Butter.

Voilà donc une classe d’individus réduite à la dure extrémité de travailler sur le grand trimar, de goupiner

(Cinquante mille voleurs de plus à Paris, Paris, 1830, in-8)

J’ai roulé de vergne en vergne pour apprendre à goupiner.

(Vidocq)

Delvau, 1866 : v. a. Voler, — dans le même argot [des voleurs]. Goupiner les poivriers. Dévaliser les ivrognes endormis sur la voie publique.

Rigaud, 1881 : Voler, s’ingénier à faire le mal.

En goupinant seul et dans un pays étranger, on n’a à craindre ni les moutons ni les reluqueurs.

(J. Richepin, l’Assassin nu)

Goupiner les poivriers, voler les ivrognes.

La Rue, 1894 : Voler. Travailler.

Virmaître, 1894 : Voler. On applique également ce mot à quelqu’un de mal habillé.
— Est-il goupiné ? (Argot des voleurs).

Rossignol, 1901 : Travailler.

Hayard, 1907 : Arranger, apprêter un vol.

France, 1907 : Travailler.

— La largue est fine, et que goupine-t-elle ?
— Elle est établie, elle gère une maison.

(Balzac)

France, 1907 : Voler.

En roulant de vergue en vergue
Pour apprendre à goupiner.

(Vidocq)

Allumés de toutes ces largues
Et du trèpe rassemblé ;
Et de ces charlots bonsdrilles,
Lonfa malura dondaine !
Tous aboulant goupiner,
Lonfa malura dondé !

(Chanson de l’argot)

Dès lors arrivent les politesses d’usage ; c’est un verre de plus qu’il faut.
Jean-Louis déplore la dureté des temps.
Il se plaint de ne pouvoir goupiner ; on se plaint mutuellement.

(Marc Mario et Louis Launay)

Luqueur

Virmaître, 1894 : Voleur qui escroque les gens à l’aide de faux papiers (Argot des voleurs).

Reluquer

Ansiaume, 1821 : Observer quelqu’un.

Regarde un peu s’il ne nous reluque pas.

Clémens, 1840 : Envisager.

Delvau, 1866 : v. a. Considérer, regarder avec attention, — dans l’argot du peuple. Signifie aussi : Faire les yeux doux.

Rigaud, 1881 : Observer, espionner. — Reluqueur, curieux, espion.

La Rue, 1894 : Regarder avec attention. Espionner.

Virmaître, 1894 : Regarder.
— Qu’avez-vous donc à me reluquer comme ça, est-ce que je vous ai vendu des pois qui n’ont pas voulu cuire ?
— Reluque-moi un peu ce canard, en a-t-il une trompette (Argot du peuple).

Rossignol, 1901 : Regarder.

As-tu fini de reluquer ma femme ?

Hayard, 1907 : Regarder.

France, 1907 : Regarder avec attention, examiner.

— Tous les curés qui nous arrivent sont maigres et râpés et aussi contents que des rosses qu’on étrille. Mais reluque celui-ci, avec sa capote de drap fin, son chapeau à glands, sa bouche en cœur et ses souliers à boucles. Ne dirait-on pas qu’il va au voyage d’amour ?

(Hector France, Marie Queue-de-Vache)

Pendant que les deux compagnons
Jasaient, en frappant sur la table,
Deux servantes, aux gros chignons,
Les reluquaient d’un air aimable.
— Ce doit être de bons maris,
Dit l’une à la joue empourprée…
Leurs entretiens furent surpris :
Fut dit, fut fait, dans la soirée.

(Pierre Dupont)

Reluqueur

France, 1907 : Oisif qui passe son temps à lorgner, à reluquer les femmes.


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique