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Domino

Larchey, 1865 : Dent. — Allusion de forme et de couleur. Pris en mauvaise part. — Quel jeu de dominos se dit de dents longues et jaunes. — Les jolis petites dents sont des quenottes ou des loulouttes.

Jouer des dominos signifie manger.

(Balzac)

Fustier, 1889 : (V. Retaper le domino.)

Loulou

Delvau, 1866 : s. m. Petit chien-loup, — dans l’argot du peuple.

Delvau, 1866 : Terme d’amitié, caresse de femme à amant ou d’amant à maîtresse. On dit aussi Gros loulou.

France, 1907 : Chien.

Les chiens chics se recrutent spécialement parmi les danois, les griffons, les caniches et les terriers. Les boules commencent à devenir à la mode et les loulous sont en passe de conquérir leurs lettres de noblesse.

(Brunay)

Les Parisiens ont chansonné M. Lozé, et lui qui était la bonté même, et qui adorait les animaux, où l’a appelé le canicide, parce qu’il rendit, un beau jour, une ordonnance fameuse qui condamnait à mort tous les chiens errants.
La vérité, c’est que s’il aimait les bêtes, il préférait les hommes, et qu’à un moment ou la rage avait fait dans Paris des progrès inquiétants, il aval dû prendre des mesures, à la demande de tous les savants, s’il m’en souvient, sur l’avis de M. Pasteur lui-même. Néanmoins, on ne lui pardonna pas les hécatombes de toutous, et j’eus moi-même bien des lances à rompre en sa faveur vis-à-vis d’amis qui avaient perdu un caniche ou un loulou.

(Mémoires de M. Goron)

Loulou de carrefour

France, 1907 : Chien sans race, né au hasard des rencontres de la rue.

De même, un bon dresseur de chiens ne demandera pas les mêmes applications à tous les sujets qu’il embrigade. Le danois et le sloughi ne seront jamais que des sauteurs, des « gens de tapis » ; le caniche triomphera dans la pantomime. Seul, le loulou de carrefour, l’admirable voyou de Paris, qui a été fabriqué au petit bonheur par un bouledogue, lui-même fils d’un épagneul, et une braque qui était un peu griffonne ; seul, cet enfant du pavé, cette fleur des rencontres imprévues, cette tirelire de races, est bon à tout ; seul il se plie à tout, il se forme à tout ; il est pitre et il est sauteur ; il joue aux dominos et il retrouve les objets perdus ; il monte sur des boules et il racle du violon ; il fait concurrence aux singes dans les ensembles de M. Corvi.
On a écrit beaucoup de pages pour savoir si, nous autres Français, nous étions des Romains, des Gaulois, des Germains, des Franks, quoi encore ? M’est avis que nous sommes tout bonnement des loulous de carrefour.

(Hugues Le Roux)

Loulou, louloutte

Larchey, 1865 : Mot d’amitié.

La louloutte à son chéri.

(Montépin)

Louloutte

Larchey, 1865 : Petite dent. — Allusion aux dents du loup dont on effraie toujours les petits enfants.

France, 1907 : Dent de petit enfant.

Marner

un détenu, 1846 : Travailler.

Larchey, 1865 : Voler.

Il y a des cabrioleuses très habiles qui, feignant une erreur, s’élancent dans les bras du voyageur qu’elles veulent marner : « C’est toi, mon loulou, s’écrient-elles, viens donc que je t’embrasse ! » On prétend que ces donneuses de bonjour sont rarement mises à la porte par le provincial, affriolé par des caresses de haut goût.

(Alb. Monnier)

Du vieux mot Marronner : pirater.

Delvau, 1866 : v. a. Voler, — dans l’argot des revendeuses du Temple.

Delvau, 1866 : v. n. Travailler avec ardeur, — dans l’argot des faubouriens.

Rigaud, 1881 : Travailler, — dans le jargon des ouvriers.

La Rue, 1894 : Travailler. Voler. Racoler les hommes au bord des rivières.

Virmaître, 1894 : Signifie travailler. Les voleurs disent également marner pour voler, puisque voler est pour eux travailler. Marner est une variété du vol à l’embrassade, à l’exception toutefois qu’il est généralement pratiqué par des femmes (Argot des voleurs).

Rossignol, 1901 / Hayard, 1907 : Travailler.

France, 1907 : Voler. Travailler dur ; argot des voyous.

Noms d’oiseaux

Delvau, 1864 : Petits noms que donnent ces dames à leurs messieurs, selon le degré d’amitié, d’estime ou d’amour qu’elles ont pour eux :

Mon ange, mon chien, mon chat, mon chou, mon loulou, ma biche, mon bichon, mon lapin, mon cochon, etc. On peut ajouter devant : mon grand, mon gros, mon petit, selon le physique de l’animal privilégié ; et à la suite le mot chéri : mon gros chien chéri, gros bibi chéri, etc. — J’en passe et… des plus bêtes.

Oiseaux (se donner des noms d’)

Rigaud, 1881 : Se donner des noms empruntés au vocabulaire de l’amour. Mon loulou, ma petite chatte, mon trésor, mon chien vert, sont des noms d’oiseau. Mon serin n’est pas un nom d’oiseau.

Quenottes

Delvau, 1866 : s. f. pl. Dents, — dans l’argot des enfants. Ils les appellent aussi Louloutes.

Virmaître, 1894 : Les dents.
— Fais voir, mon petit ami, tes jolies quenottes (Argot du peuple).

Rossignol, 1901 : Dents.


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique