Delvau, 1864 : Frotter longtemps son membre contre les parois du vagin d’une femme sans parvenir à éjaculer. Voir limer.
Faire le serrurier
Lanterner
d’Hautel, 1808 : Au propre, tarder, marchander, hésiter, être dans l’irrésolution ; impatienter, ennuyer.
Lanterner. Pendre quelqu’un à une lanterne : exécution funeste que le peuple se permettoit fréquemment dans les troubles de la révolution.
Delvau, 1866 : v. a. Ennuyer quelqu’un, le faire attendre plus que de raison, se moquer de lui.
Delvau, 1866 : v. n. Temporiser ; hésiter ; marchander et n’acheter rien. Argot du peuple.
Fustier, 1889 : N’être plus apte aux choses de l’amour.
— Dis-moi, petite… crois-tu que… ? — Dame ! vous savez, monsieur avec mamz’elle, faut pas lanterner… — Ben oui ! mais voilà ! à présent c’est que j’lanterne !…
(Almanach des Parisiennes, 1882)
Virmaître, 1894 : Faire une chose mollement, accomplir un travail à regret : lanterner pour l’achever. Lanterner : synonyme de muser (abréviation de s’amuser). Marcher comme un chien qu’on fouette (Argot du peuple).
Rossignol, 1901 : Faire une chose lentement. Mettre deux heures pour faire un travail de vingt minutes, c’est lanterner.
France, 1907 : Ennuyer quelqu’un, se moquer de lui.
Et il s’étonna de ne plus éprouver à présent qu’un embêtement vague de mari lanterné. Sûrement non, ce n’était plus la même chose qu’auparavant ; et il soupirait, regrettait de bon temps de leur petit ménage des commencements, dans leur coin de campagne là-bas, alors qu’elle l’attendait venir le soir sur le pas de la porte, après le trimage de la galère, pour lui manger le cou et se rouler dans ses tétins.
(Camille Lemonnier, Happe-Chair)
France, 1907 : N’être plus propre aux joutes amoureuses. Voir Limer.
— Dis-moi, petite… crois-tu que… — Dame ! vous savez, Monsieur, avec Mam’zelle, faut pas lanterner… — Ben oui ! mais voilà ! à présent que je lanterne…
(Gustave Fustier)
Limer
Delvau, 1864 : Rester longtemps sur une femme sans arriver à l’éjaculation.
L’étudiant limant encore, pour l’acquit de sa conscience, car il ne bande plus aussi raide.
(H. Monnier)
Mais sans folle ivresse,
Il ne fait rien
Qu’il ne lime sans cesse.
(Collé)
Larchey, 1865 : Aller lentement en affaire.
Delvau, 1866 : v. n. « Aller lentement en affaire, » — dans l’argot du peuple.
Rigaud, 1881 : S’exprimer difficilement. — Rester longtemps sur un ouvrage.
Virmaître, 1894 : Fait qui se produit après trente ans de mariage (Argot du peuple).
France, 1907 : Mettre longtemps à accomplir une certaine besogne.
— Je fus obligé de limer un quart d’heure durant, si bien qu’à la fin la gouge se fâcha.
(Les Propos du Commandeur)
Sublimer
Delvau, 1866 : v. n. Travailler avec excès, la nuit spécialement, — dans l’argot des polytechniciens.
Rigaud, 1881 : Travailler pendant la nuit, — dans le jargon des polytechniciens. (L. Larchey)
Virmaître, 1894 : Travailler alors que les autres dorment. Il faut, en effet, être sublime de courage. Cela ne se voit guère de nos jours, où huit heures de travail c’est encore de trop, ce qui n’empêche pas les poètes de chanter le sublime ouvrier (Argot du peuple).
France, 1907 : Dans l’argot des polytechniciens, c’était travailler pendant la nuit, sans doute pour devenir un personnage sublime. Lorédan Larchey donne à propos de ce mot la citation suivante tirée de La Bédollière : « Afin de tromper la surveillance des adjudants, celui qui sublime place son lit renversé sur quatre tabourets, rabat la couverture par-dessus, et, étendu sous cet abri, rumine en paix les problèmes ardus des mathématiques transcendantes. » Ce mot n’est plus usité dans ce sens, car on ne le trouve pas dans l’Argot de l’X, de MM. A. Lévy et G. Pinet.
Sublimer (se)
Larchey, 1865 : Se raffiner.
Les jeunes biches se sont sublimées au contact des anciennes.
(Lynol)
Sublimer : Travailler pendant la nuit.
Afin de tromper la surveillance des adjudants (de l’École polytechnique), celui qui sublime place son lit renversé sur quatre tabourets, rabat la couverture par dessus, et étendu sous cet abri, rumine en paix les problèmes ardus des mathématiques transcendantes.
(La Bédollière)
Delvau, 1866 : Se corrompre davantage, mais avec art, — dans l’argot des petites dames, qui ont une façon à elles de s’élever (sublimare).
Rigaud, 1881 : S’avilir, tomber dans l’avilissement.
La Rue, 1894 : S’aviler, se raffiner, se corrompre davantage dans l’argot des prostituées.
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