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Froussard

Virmaître, 1894 : Individu qui a peur (Argot du peuple). N.

Rossignol, 1901 : Peureux.

France, 1907 : Poltron.

— Hein ! dans les mares dormeuses, la pêche, avec du rouge, des grenouilles toutes vertes dans le vert des lentilles d’eau et trahies seulement par leurs petits yeux d’or ! Hein ! les griffes de fer qu’on se sanglait aux chevilles pour grimper dans les hêtres dénicher les ramiers ; et là-haut, dans la griserie et le vertige des cimes bercées par les grandes brises, quelle joie d’avancer le bras dans le trou de l’écorce et de compter sous ses doigts les œufs tièdes encore ! Hein ! les vautrées dans la houle des bruyères pareilles à des marées roses et parfumées ! Et la guerre angoissante aux vipères mordorées, glissant et frétillant dans les rocailles rousses ! Et les échauffourées des lapereaux froussards nous partant dans les jambes en un brusque ressaut de leur derrière tout blanc dans les touffes d’or les genêts ! Hein ! le joli temps, frangin, le joli temps que c’était là !

(Charles Foley)

Minette

d’Hautel, 1808 : Nom d’amitié que l’on donne à une petite fille.

Delvau, 1864 : Gamahuchage de la femme par l’homme, et quelquefois de l’homme par la femme, — au moyen de la langue, qui a l’air de laper le sperme comme les chats lapent le lait.

Allons, ma fille, une minette, pour que je bande.

(J. Le Vallois)

Le bougre lui fait minette.

(Gustave Nadaud)

Elle a l’étrange goût
Qu’on la foute en levrette,
Elle vous fait minette
Et puis avale tout.

(Joachim Duflot)

Et maintenant, mon agneau… fais-moi une minette distinguée, digne du coup que nous allons tirer ensemble.

(Lemercier de Neuville)

Larchey, 1865 : Mot d’amitié. V. Chat.

Oui, minette, je me calme.

(De Courcy)

Virmaître, 1894 : V. Descendre à la crémerie.


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique