Larchey, 1865 : Tomber. — Contraction de Caramboler.
V’là qu’elle cambole sur son prussien et feint de tomber de son digue-digue.
(Decourcelle, 1840)
Delvau, 1866 : v. n. Se laisser choir. Même argot [des faubouriens].
Camboler
Larchey, 1865 : Tomber. — Contraction de Caramboler.
V’là qu’elle cambole sur son prussien et feint de tomber de son digue-digue.
(Decourcelle, 1840)
Delvau, 1866 : v. n. Se laisser choir. Même argot [des faubouriens].
Dégringoler
d’Hautel, 1808 : Descendre en hâte, se laisser choir ; tomber de l’endroit où l’on étoit monté.
Faire dégringoler les escaliers à quelqu’un. Le faire descendre quatre à quatre, avec ignominie.
On dit aussi figurément d’une personne dont la fortune va toujours en décroissant, qu’il dégringole.
Rigaud, 1881 : Voler. Dégringoler un aminche, voler un camarade.
Virmaître, 1894 : Tomber d’une haute situation dans la misère. Dégringoler un pante : tuer un bourgeois. Dégringoler des hauteurs d’un succès pour tomber dans la médiocrité (Argot du peuple).
Rossignol, 1901 : Voler. Si en entrant chez soi on trouve son logement dévalisé, c’est que l’on a été dégringolé.
Hayard, 1907 : Glisser, tomber.
France, 1907 : Tomber, perdre sa situation.
Chose curieuse ! sa fin (Maurice Richard) lui avait été prédite avec tous les détours possibles, il y a peu de temps, par une mondaine de ses amies qui s’occupe de graphologie.
Elle faisait devant lui des expériences avec l’écriture de diverses personnes. Le châtelain de Millemont voulut avoir son horoscope et se mit à griffonner quelques lignes d’écriture.
— Oh ! oh ! se récria la dame en inspectant l’autographe, il faut faire attention, car vous dégringolez, mon cher ministre !…
(Gil Blas)
France, 1907 : Voler où tuer.
Nos pères ne connaissaient pas le récidiviste, plaie de nos grandes villes. De leur temps, la première fois qu’on prenait un particulier à dégringoler un pante, on lui cassait les bras et les jambes et on le laissait expirer, les membres entrelacés, dans les jantes d’une roue de cabriolet, supplice d’une inutile atrocité, mais qui ne permettait pas la récidive.
(Albert Rogat)
Quand la môm’ rend visite
À Lazar’, son patron,
Pour remplacer la p’tite
Faut qu’ils gagn’nt du pognon
Ils dégringol’nt, en douce,
Les malheureux poivrots,
Car ils n’ont pas la frousse
Les petits gigolos !…
(Léo Lelièvre)
Limonade
Vidocq, 1837 : s. m. — Plat, assiette.
(Le Jargon, ou Langage de l’Argot moderne)
Larchey, 1865 : Assiette (Vidocq). — Comparaison de l’assiette à une rouelle de limon.
Delvau, 1866 : s. f. Assiette, — dans l’argot des voleurs.
Delvau, 1866 : s. f. Eau, — dans l’argot des faubouriens. Tomber dans la limonade. Se laisser choir dans l’eau.
Delvau, 1866 : s. f. État de limonadier.
Rigaud, 1881 : Eau, — dans le jargon des ivrognes. — Se plaquer dans la limonade, se jeter à l’eau.
Rigaud, 1881 : Gilet de flanelle, — dans le jargon des voyous. C’est un dérivé de lime, qui veut dire chemise.
La Rue, 1894 : Eau. Assiette. Tomber dans la limonade, être en déconfiture.
Virmaître, 1894 : Eau. Tomber dans la limonade, ce n’est pas « se laisser choir dans l’eau », comme le dit A. Delvau, c’est tomber dans la misère : — Il est tombé dans la limonade. Il existe à ce sujet une chanson : Ah ! il est tombé dans la limonade (Argot du peuple). N.
Rossignol, 1901 : Eau. Limonade veut aussi dire misère. Être dans la Limonade, c’est être miséreux.
France, 1907 : Assiette ; argot des voleurs.
France, 1907 : Déconfiture. Tomber dans la limonade, être ruiné.
— Il n’y a pas à hésiter, fit Wilhelm, puisque nous sommes dans le pétrin.
— Dans la pommade, ajouta Luigi.
— Dans la limonade, conclut John à son tour.
(Yveling Rambaud, Haine à mort)
J’suis en plein dans la limonade ;
Plus un sou, malade et vanné ;
Et je chante, en fait d’sérénade,
Cell’ du pauvre pané.
(Jules Varney)
France, 1907 : Eau ; ce que les Anglais appellent bière d’Adam.
Ouvrage
d’Hautel, 1808 : Il cherche de l’ouvrage, et prie Dieu de n’en pas trouver. Se dit d’un paresseux, d’un homme fainéant et oisif, qui, quoiqu’ayant besoin de travailler, passe la plus grande partie du temps à ne rien faire.
Un ouvrage de patience. C’est-à-dire très-vétilleux, qui offre de grandes difficultés, qui demande beaucoup de soins et de temps.
Un joli ouvrier. Épithète gracieuse que les ouvriers donnent entr’eux à un jeune homme qui travaille avec goût et propreté, et qui promet de faire un parfait ouvrier.
À l’œuvre on connoît l’ouvrier. Voy. Œuvre.
Vidocq, 1837 : s. m. — Vol.
Delvau, 1864 : La besogne de la fille, — le temps qu’elle consacré, moyennant finance, aux plaisirs de l’homme.
J’te laisse ta nuit, j’ vas m’ coucher, travaille… — Du froid qui fait ! Merci ! j’ voudrais t’y voir, tu rirais… Pus souvent que j’vas en avoir, à l’heure qu’il est, d’l’ouvrage !
(Henry Monnier)
Larchey, 1865 : Vol. — Ouvrier : Voleur (Vidocq).
Delvau, 1866 : s. m. L’engrais humain, à l’état liquide, — dans l’argot des faubouriens. Tomber dans l’ouvrage. Se laisser choir dans la fosse commune d’une maison.
Delvau, 1866 : s. m. Vol, — dans l’argot des prisons.
Rigaud, 1881 : Curage des fosses d’aisances. — Tomber dans l’ouvrage, tomber dans la fosse d’aisances, — en terme de vidangeur.
Rigaud, 1881 : Vol, — dans le jargon des voleurs. — Fonds de commerce de porteur d’eau. L’ouvrage comprend les ustensiles nécessaires à la profession, tels que cheval, voiture, seaux, bricole, tonneaux, etc.
La Rue, 1894 : Vol. Excréments humains.
France, 1907 : Excréments humains : synonyme de marchandise. Argot des faubouriens.
Parterre
d’Hautel, 1808 : Faire un parterre. Se laisser tomber, se laisser choir.
France, 1907 : Chute ; patois du Centre. On dit généralement, pour faire une chute, prendre un billet de parterre, faire un parterre, jeux de mot.
Répandre
d’Hautel, 1808 : Se laisser répandre. Pour dire, tomber, s’épater ; se laisser choir ; faire une grosse perte au jeu.
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