France, 1907 : Siège où les femmes caquettent à leur aise. Vieux mot.
Je fais souliers de toute formes,
Arpenter bois et planter bornes,
Et si fay rubans et lassets ;
Je fay caquetoires, placets.
(Anciennes poésies françaises)
Caquetoire
France, 1907 : Siège où les femmes caquettent à leur aise. Vieux mot.
Je fais souliers de toute formes,
Arpenter bois et planter bornes,
Et si fay rubans et lassets ;
Je fay caquetoires, placets.
(Anciennes poésies françaises)
Charlot
Raban et Saint-Hilaire, 1829 : Le bourreau.
Bras-de-Fer, 1829 : Bourreau.
Vidocq, 1837 : s. m. — Bourreau.
M.D., 1844 / Halbert, 1849 : Le bourreau.
Larchey, 1865 : « Le peuple et le monde des prisons appellent ainsi l’exécuteur des hautes œuvres de Paris. » — Balzac.
Allez, monsieur le beau, Que Charlot vous endorme ! Tirez d’ici, meuble du Châtelet.
(Vadé, 1788)
V. Garçon.
Delvau, 1866 : L’exécuteur des hautes œuvres, — dans l’argot du peuple. Le mot est antérieur à 1789. Soubrettes de Charlot. Les valets du bourreau, chargés de faire la toilette du condamné à mort. Les Anglais disent de même Ketch ou Jack Ketch, — quoique Monsieur de Londres s’appelle Calcraft.
La Rue, 1894 : Le bourreau. Voleur.
Virmaître, 1894 : Le bourreau (Argot des voleurs).
Rossignol, 1901 : Le bourreau.
Rossignol, 1901 : Roué, malin, méfiant.
Il n’est pas facile de le tromper, il est Charlot.
Hayard, 1907 : Le bourreau.
France, 1907 : Celui qui coupe les têtes, le bourreau, que M. de Maistre appelait « la pierre angulaire de la société ».
— Charlot d’un côté, le sanglier de l’autre, et des marchands de lacets derrière, ce n’est pas déjà si réjouissant d’aller faire des abreuvoirs à mouches.
(Marc Mario, Vidocq)
Autrefois on disait : Charlot casse-bras, allusion à l’exécuteur du « bon vieux temps » qui cassait sur une roue les bras du condamné.
Soubrettes de Charlot, aides du bourreau qui font la toilette du condamné.
France, 1907 : Malin. Depuis le livre célèbre de Paul Bonnetain : Charlot s’amuse, on donne ce nom aux individus possédés de la honteuse passion attribuée au duc d’Angoulême.
France, 1907 : Voleur. Charlot bon drille, un voleur bon garçon.
Hussard de la guillotine
Larchey, 1865 : « Le gendarme a différents noms en argot : quand il poursuit le voleur, c’est un marchand de lacets ; quand il l’escorte, c’est une hirondelle de la Grève ; quand il le mène à l’échafaud, c’est un hussard de la guillotine. » — Balzac.
Delvau, 1866 : s. m. Gendarme, — dans l’argot des prisons. On dit aussi Hussard de la veuve.
Rigaud, 1881 : Garde de Paris, gendarme, chargé de maintenir la foule les jours d’exécution capitale.
France, 1907 : Gendarme, garde de Paris.
Titi. — Vois-tu les gendarmes ?
Lolo. — Les hussards de la guillotine, tu veux dire, pas visibles à l’œil nu. Si, si, c’est moi qui s’trompe, si, les v’là, les v’là qui débouchent…
(Henry Monnier, Les Bas-fonds de la société)
Le gendarme a différents noms en argot. Quand il poursuit le voleur, c’est un marchand de lacets ; quand il l’escorte, c’est une hirondelle de de la grève ; quand il le mène à l’échafaud, c’est un husssard de la guillotine.
(Balzac)
Lacets
Delvau, 1866 : s. m. pl. Poucettes, — dans l’argot des voleurs. Les marchands de lacets. Les gendarmes.
La Rue, 1894 : Poucettes. Marchand de lacets, gendarme.
Virmaître, 1894 : Menottes. Le gendarme ou l’agent sont des marchands de passe-lacets (Argot des voleurs). V. Alliances.
France, 1907 : Poucettes. Marchand de lacets, gendarme, agent de police.
Lacets (marchand de)
Rigaud, 1881 : Gendarme à la poursuite d’un voleur, — dans l’ancien argot.
Marchand de lacets
Larchey, 1865 : Gendarme — Il offre aux malfaiteurs des lacets (poucettes) que ceux-ci trouvent toujours trop chers. V. Hussard.
France, 1907 : Gendarme. Voir Hussard de la guillotine.
Marchands de lacets
Raban et Saint-Hilaire, 1829 : Gendarmes.
Soliceur, soliceuse
France, 1907 : Marchand, marchande. Soliceur à la goure, marchand voleur. Soliceur de lacets, gendarme. Soliceur de lofitudes, journaliste. Soliceur à la pogne, camelot qui vend des objets qu’il tient à la main sur la voie publique. Soliceur au pognon, banquier. Soliceur de tif, escroc qui se fait donner un compte sur une marchandise fictive.
Solir
anon., 1827 : Le ventre.
Raban et Saint-Hilaire, 1829 : Vendre.
Bras-de-Fer, 1829 : Le ventre.
Halbert, 1849 : Vendre.
Larchey, 1865 : Vendre.
J’ai rencontré marcandière qui du pivois solisait.
(Vidocq)
V. Fourgat, Roue. — Solliceur : Marchand. — Solliceur de lacets : Gendarme.
Delvau, 1866 : v. a. Vendre, — dans l’argot des voleurs. Solir sur le verbe. Acheter à crédit, — c’est-à-dire sur parole.
La Rue, 1894 : Vendre. Soliceur, marchand. Soliceur de lofitudes, journaliste.
Virmaître, 1894 : Vendre. Ce mot a donné naissance à une expression des plus pittoresques. Pour dire que l’on achète sur parole, on emploie cette phrase : Solir sur le verbe (Argot des voleurs).
Hayard, 1907 : Vendre.
France, 1907 : Vendre. Solir sur le verbe, vendre sur parole.
… Écoutez :
Pour un rien vous vous argotez,
Quoi qui vous met tant en colère ?
Des g’nilles ? V’là ce qu’y faut faire :
Faut les solir chez l’ tapissier,
Et puis partager le poussier.
(J.-J. Vadé)
Solliceur
Delvau, 1866 : s. m. Marchand, — dans l’argot des voleurs. Solliceur à la pogne. Marchand, ambulant. Solliceur de lacets. Gendarme. Solliceur de loffitudes. Homme de lettres.
Solliceur de lacets
Vidocq, 1837 : s. m. — Gendarme.
Rigaud, 1881 : Gendarme.
Tirants
Bras-de-Fer, 1829 : Bas.
Delvau, 1866 : s. m. pl. Bas, — dans le même argot [des voleurs]. Tirants radoucis. Bas de soie. Tirants de trimilet. Bas de fil. Tirants de filsangue. Bas de filoselle.
Rigaud, 1881 : Bas. — Tirants de trimilets, bas de fil. — Tirants de filsange, bas de filoselle. — Tirants doux, tirants radoucis, bas de soie.
La Rue, 1894 : Bas. Lacets. Tirant radouci, bas de soie.
Virmaître, 1894 : Bas. Tirants radoucis : bas de soie. Tirants de tremilet : bas de fil. Tirants de filsangue : bas de filoselle. Tirants à la manque : bas déchirés. Allusion aux mailles qui manquent (Argot des voleurs).
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