Rigaud, 1881 : Trembler, — claquer des dents. — Oudin (Curiosités françaises) donne : Battre le tambour avec les dents.
Battre la générale, battre le tambour
Bricheton
Rigaud, 1881 : Pain, — dans le jargon des ouvriers. — Bricheton d’attaque, pain de quatre livres.
Merlin, 1888 : Pain. — Bricheton est sans doute une corruption des mots brique, briquette. On dit encore : Brignolet.
Rossignol, 1901 : Pain.
France, 1907 : Pain : de l’italien bricioletto, petite miette, chapelure par euphémisme, en raison de la dureté des anciens pains de munition. Bricheton d’attaque, pain de deux kilos.
Quand on a le fusil vide et que les boyaux battent la générale, qu’entre deux affaires, tout noirs de poudre, on voit s’amener les boulangers, escortant le bricheton et la bidoche, le tafia et le cafiot, on ne les blague plus les épaulettes blanches, surtout si, dans la bagarre, le sang vaillamment versé en a rougi quelques-unes…
On se disait ces choses, dans les chambrées, pour se remettre du dédain des civils et du mépris des camarades, les combattants.
(Germinal, Mot d’Ordre)
Flaquet
Delvau, 1866 : s. m. Gousset de montre, poche de gilet, — dans l’argot des voleurs.
Rigaud, 1881 : Gousset.
La Rue, 1894 : Gousset. Plafond.
Virmaître, 1894 : L’endroit ou le dos change de nom. Dans le peuple on ne prend pas de mitaine pour donner au flaquet son vrai nom (Argot du peuple).
Virmaître, 1894 : Le gousset du pantalon, ou la poche du gilet. C’est là généralement ou on met son argent. Flac, sac ou argent, de là flaquet (Argot des voleurs).
France, 1907 : Gousset, poche.
France, 1907 : Le derrière.
Palpitant
anon., 1827 / Raban et Saint-Hilaire, 1829 / Bras-de-Fer, 1829 : Cœur.
Vidocq, 1837 : s. m. — Cœur.
Halbert, 1849 : Cœur.
Larchey, 1865 : Cœur ému. V. Coquer, Battant.
Delvau, 1866 : s. m. Le cœur, — dans l’argot des voleurs.
Rigaud, 1881 : Cœur, — dans l’ancien argot.
La Rue, 1894 : Cœur.
Virmaître, 1894 : Le cœur (Argot des voleurs). V. Grand ressort. N.
France, 1907 : Le cœur.
— Nous l’avons échappé belle. J’en ai encore le palpitant qui bat la générale.
(Mémoires de Vidocq)
Une extase, vague et sans bornes,
Dilate tous les palpitants…
Bien des fronts sont dotés de cornes…
C’est le printemps ! C’est le printemps !
(Grammont)
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