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Lorcefé

Delvau, 1866 : s. f. La prison de la Force, — dans l’argot des voleurs, qui, pour ce mot, se sont contentés de changer la place des lettres et de mettre un é au lieu d’un a. La Lorcefé des largues. Saint-Lazare, qui est la prison, la maison de Force où l’on renferme les femmes.

Rigaud, 1881 : La Force. (Ancienne prison de Paris)

France, 1907 : La vieille prison de la Force. La lorcéfé des largues, la Prison de Saint-Lazare.

Si je te fourrais à la lorcefé des largues, pour un an, le temps de ton gerbement.

(Balzac)

Poisse

Vidocq, 1837 : s. m. — Voleur. Terme des Camelots et des voleurs de province.

Halbert, 1849 : Fripon.

Delvau, 1866 : s. m. Voleur, — dans l’argot des voyous.

Rigaud, 1881 : Voleur. Les mains du voleur ont l’adhérence des emplâtres de poix de Bourgogne.

La Rue, 1894 : Voleur. Service de la Sûreté.

Virmaître, 1894 : Voleur. A. D. C’est absolument, tout le contraire ; un poisse est un agent de la sûreté. La poix du cordonnier s’attache aux mains en poissant le fil ; l’agent s’attache au voleur, il le poisse. Il le fait bon pour Poissy. Nous sommes poissés : nous sommes pris (Argot des voleurs). N.

Rossignol, 1901 : Voleur.

France, 1907 : Agent de la sûreté. Allusion à la poix.

France, 1907 : Voleur ; argot populaire et populacier.

Voilà comment on devient guiche ; l’homme pauvre devient gouépeur, on l’envoie à la Lorcefé, il en sort poisse.

(Mémoires de Vidocq)

Probité

France, 1907 : Amabilité, bonté ; argot des voleurs.

— Si je ne suis pas gironde, j’ai un bon cœur : tu l’as vu lorsque je lui portais le pogne à la Lorcefé ; c’est là qu’il a pu juger si j’avais de la probité.

(Mémoires de Vidocq)


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique