La Rue, 1894 : Mari trompé par sa femme. Cocu.
Virmaître, 1894 : Cocu. Allusion à la couleur jaune qui est l’emblème des prédestinés (Argot du peuple).
France, 1907 : Mari trompé.
Jonquille
La Rue, 1894 : Mari trompé par sa femme. Cocu.
Virmaître, 1894 : Cocu. Allusion à la couleur jaune qui est l’emblème des prédestinés (Argot du peuple).
France, 1907 : Mari trompé.
Mari jonquille
France, 1907 : Cocu.
Rire jaune
Delvau, 1866 : v. n. Rire à contre-cœur, quand on voudrait ou pleurer de douleur ou écumer de rage.
Virmaître, 1894 : N’être pas content et être forcé de rire quand même ; avoir les larmes dans les yeux et le cœur gros et être forcé de paraître joyeux. On dit aussi :
— Son rire est jonquille. Allusion au cocu qui rit jaune quand la sage-femme lui présente son dernier en lui disant :
C’est tout le portrait d’son père,
Quel cochon d’enfant ! (Argot du peuple).
Hayard, 1907 : À contre-cœur.
France, 1907 : Dissimuler son ennui ou son mécontentement sous un air satisfait.
L’histoire des frères de Goncourt, sifflés dans la maison de Molière, ne laisse pas que d’être intéressante. Ces deux frères Lyonnet n’ont pas eu de veine, et, à l’heure qu’il est, ils doivent rire jaune.
(Léon Rossignol, Lettres d’un Mauvais Jeune homme à sa Nini)
Safran
Delvau, 1866 : s. m. Jaunisse conjugale, — dans l’argot des bourgeois. Accommoder au safran. Tromper son mari en faveur d’un autre homme, ou sa femme en faveur d’une autre. On dit aussi Vouer au jaune.
Virmaître, 1894 : Mari trompé, voué au jonquille comme on voue les enfants au bleu. On dit aussi d’un mari dans ce cas :
— Il a la jaunisse toute l’année (Argot du peuple).
France, 1907 : Jaunisse. Accommoder son mari au safran, le cocufier ; allusion à la couleur jaune du safran. Avoir mangé du safran, rire souvent à propos de rien, allusions à une croyance populaire attribuant au safran la propriété de dilater le cœur et d’obliger à ouvrir la bouche pour respirer.
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